ACTE II, SCÈNE XX.- • / T
Devait improviser;: pour cette, circonstance ,
Quelques jolis couplets qu’il fredonnait d’avance.- Elle entre avec sa mère, et notre homme soudain Entonne à pleine voix l’air du chœut de Robin :
« Amis diligens , nous... » Mais, notre b'elle-mère, Interrompant son djant^d’an ton plein de colère :
Il s’agit bien ici , dit-elle , de chanson !
Elle et sa fdle en pleurs traversent le salon ,
Et l’improvisateur, que cela déconcerte ,
Reste le bras eh l’air et la bouche entr’ou verte.
Il avait l’air tout sot. ’ ' ' ' ' “
‘ duchemiin'.
I ' Parbleu , je le crois bien ;
Il était comme nous : il ii’y comprenait rien.
. paül.;
La société reste un 'moment interdite. . r-'"-'
L’air troublé , furieux Monsieur, paraît ensuite y- Et sans dire un seul mot , sans jeter un coup-d'ucil Il court après sa femijâe et madame Dorfeuil. • ’ Vous jugez du scandale : on chuchotte, on murnlure On quitte le salon; on remonte en voiture,
Et l’improvisateur s’en va , tout en courroux , Improviser ailleurs les couplets faits pour nous.
* GERARD à madame Méricour.
Dans ces tristes débats qui troublent un méuage,
Un étranger toujours jOUe un sot persônnage.
Partons; ne revenons, croyez- moi, dans ce lieu Que cpiand la belle-mère aura jeté son féu.
6o LA BELLE-MÈRE ET LE GENDRE.
MADAME MERICOÜR.
Allons... mais ce désordre est extraordinaire.
GERARD
Non ; dans cette maison loge une belle-mère.