ACTE III, SCÈNE IX
Divisés entre vbus, ou brouillés avec elle ,
Vous aurez en ces lieux une guerre éternelle. Préférerez-vous donc un tel sort au bonheur Dont ce matin encor vous goûtiez la douceur P Si vous berçant d’espoir et d’illusibng folles , . <
Vous vous laissez séduire à de douces paroles,
Vos yeux à tous momens verront s’évanouir Ce bonheur désiré dont vous croirez jouir. ' Toujours nouveaux débats suivis de paix nouvelles ,
Un calme passager et de longues querelles ,
Voilà votre avenir. Les raccommôdemens Perdent bien de leur charme à devenir fréquens.
Moi , je les aime assez , mais c’est quand ils sont rares , Et je fais peu de cas de ces amis bizarres,
Touj ours brouillés, et prêts, dans leur étrange accord,
 se racconunoder pour se brouiller encor.
Que la raison tous deux à la 6 n vous éclaire ,
Et prenez un parti cruel , mais nécessaire. ,
Que votre mère quitte au plus tôt la maison ;
C’est là le seul remède.
- DARCY. ,
Oui , Gérard a raison.
Ce que nous disons là , mon Elise , t’afflige :
Pardonne , à ce parti tout ici nous oblige.
GERARD
Sans doute ; ferez-vous , par amour Glial ,
D’une maison tranquille un séjour infernal.?
ELISE
Ah!. je songe au chagrin que nous allons lui faire. DARCY .
Mais comment amener un départ volontaire ?
GERARD
U faut qu’uQ de vpus deux se charge de ce soin , Et dans un entretien l’y prépare de loin.
ELISE
Ce ne sera pas moi. •
DARCY
Ni moi non plus.
GERARD
Courage !
Je ne puis m'en mêler pourtant , et c’est dommage : Car il faudrait ici pour négociateur Quelque esprit ferme à qui le briiit ne At pas peur. DUCHEMIN se leTanl.
Me voilà.
DARCY
Quoi ! vous-même affrontant sa furie?...
DÜCHEMIN.
Oh ! moi , je n’ai pa$ peur d’une femme qui crie. GERARD.
D’un message pareil Monsieur peut se charger ,
Et l’oncle de Darcy n’est pas un étranger.
Son titre est d’un gitind poids dans cette circonstance , Et ce sera traiter de puissance à puissance.
DÜCHEMIN.
Acceptez-vous mon offre ?
DARCY
Ah! quel remer ciment!
ELh^E-
Il faudra lui parler avec ménagement.