‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 13 sur 42 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

LUCETTE , seule.

AIR

Sente , héla» ! en silence ,

J'Interroge mon cœur,

San» perdre l’innocence ,

On perd donc le bonheur?

Ma vie était tranquille ,

Me» jour* coulaient en paix:

l e ciel ver» notre asile Dirigeait te» bienfaits, l’rier Dieu pour ma mère ,

Soulager »e» travaux ,

Aller dans la bruyère Conduire mes agneaux ,

Le soir , me mettre eu danse Avec un pastourel ,

Ou chanter la romance Du passant ménestrel;

Cette douce existence Remplissait mon désir.

Four moi tout fut plaisir :

Ah ! quelle différence !

Oh ! moo dieu ! quel changement!

Ah! d’où me vient ce tourment 1 De qui sois-je la victime?

De mon coeur quel est le crime?

Je pleure , tout m’est fatal ,

Et je n’ai fait aucun mal,

Duel tourment 1 quelle souffrance !

Seule , hélas ! en silence ,

J’interroge mou cœur.

San» perdre l’innocence.

On perd donc le bonheur !

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