‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 19 sur 42 · FINAL · texte numérisé non relu

FINAL

Louise, amenant Robert.

Vient parler au Bailli.

Robert , avec humeur.

Laittc-moi , je le Ji.

berthe, descendant la colline .

Monaieur le Bailli ! Monsieur le Bailli I

le bail.lt, sortant de chez lui.

Pourquoi tout ce tapage ;

Mc voici! inc voici!

BERTHE, à Mont fort.

Ah! Monseigneur j un message ,

Vous arrive <fc la cour. *

Le Prince est au port , .je gage.

Quel bonheur! quel heureux jour!

(Un Ecuyer remet une lettre à Mont fort. )

LUCETTE , à voix basse et réfléchissant.

CVst de l’amour ! cVst de l’amour !

LE choeur DE villageois arrivant .

Oui , le Prince est dans le port,

Et dans toute la campagne Ou s’écrie avec transport:

Vive le duc de Bretagne !

Vive le duc de Bretagne !

Louise, à part.

V’Il le Bailli trop occupé Four gronder mon infidèle.

ROBERT, à part.

Bon ! m’en roilà réchappé ,

• . El j’esquiva la querelle.

J.A BERGERE CHATELAINE,

CHOEUR

Ah! Monseigneur ! ah ! Monseigneur î Aunoucez-uous notre bonheur.

MONTFORT

Après un glorieux voyage , \ otre Prince est de îetour.

CHŒUR

Heureux , heureux message !

Nous bénissons le jour De ce retour prospère':

Le ciel enfin rend un père A nos voeux , à notre amour !

MONTFORT , bas , en regarda ni Lucette.

Il faut partir pour la cour.

Lucette, toujours distraite.

C'est de l'amour ! c’est de l’amour!

MONTFORT, à son Ecuyer.

Préparer, tout pour mon voyage ,

Rassemblez mes écuyers,

Les chevaliers du voisinage.

Au Prince je vais rendre hommage.

LUCETTE , bas à Montfort.

Vous partez pour la cour?

montfort, très- bas.

Songez à mon retour ! *

( Il s'éloigne d'elle. )

BERTHE, bas à Lucette.

Viens , nous parlons pour I* cour!

• Ciel! que dites-vous , ma mère!

BERTHE

Silence , c'est un mystère !

LE BAILLI, à Robert.

tu aller à la cour.

LOUIS E , qui écoute.

A la cour ! et pourquoi faire ?

le bailli , à Robert.

Au grand Bailli , mon coufière.

Je rais écrire deux mou.

hobert , content. ,

Oh! que ça vient bien à propos!

LOUISE

Ça rient bien mal à propos!

ENSEMBLE

MONTFOHT , bas.

Il faot partir pour la cour , * Quitter celle qui m'est chèie.

BERTHH , à Lucette.

Vieu* , uoug allons à la cour 7 Mais parlons avec mystère.

tüCKTTE.

Qui , moi , j’irais à la cour !

Quel est doue ce graud mystère ?

le bailli , à Robert.

.Oui , tu va» voir à la cour Le grand Bailli , mon confrère.

Robert, content.

T m’fait partir pour la cour ,

Sans songer à l’autre atlairc.

LOUISE, à Robert.

Suis tranquille , à ton retour f Nous parlerons d’autre a fia ire,

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