‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 28 sur 42 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

MONTFORT, seul.

AIR

O Lucette chérît’ !

\ T*oub lier, te trahir 1

O ma tant douce amie ,

Pour moi # mieux vaut mourir !

La faveur, la richesse ,

Ne touchent point mon cœur J Dan» U seule tendresse Trouverai le honheur.

Hélas! tout nous sépare.

Tu ne peux être à moi ,

Et d’un monde bizarre IVIe faut suivre la loi ;

Mais si la destinée M'éloigne, hélas! de to» ,

Jamais auUe h} menée IVcngageiu ma toi!

OPERA COMIQUE. 3g

„ ( Vivraient. )

T’aimer a% en idolâtrie ,

Te Vouer eu secret ma vie ,

Et trouver dans ton seul amour Le bonheur jusqu'au dernier jour •

Voilà mon sort et mon envie.

O Lucette chérie î T’oublir , le trahir !

O ma tant douce amie ,

Pour moi , mieux vaut mourir!

Le prince revient; il conduit nue dame! Serait-ce déjà la baronne de Coucv? Que lui dire? Qu’oserai-je répondre? L’amour saura m inspirer.. .

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