‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 36 sur 42 · LE BAILLI, BERTHE · texte numérisé non relu

LE BAILLI, BERTHE

LE BAILLI

Approchez , mère Berthe , approchez , et écoutez-moi de < toutes vos oreilles.

berthe, le regardant sous le nez.

Bonjour, Bailli, bonjour.

LE BAILLI

Hein?.... Bailli, tout court, est un peu familier. Est-ce qu'elle dort encore ?

BERTHE

Que voulez-vous de moi? puis-je vous obliger?

LE BAILLI

M’obliger! vous ? Pauvre femme !

BERTHE

Que sait-on !

LE BAILLI

C’est moi qui viens vous rendre un nouveau et important

service.

BERTHE

Je q’ai besoin de rien.

LE BAILLI

Oh! ça, voulez vous m’écOuter?

berthe:

Soit; mais dépêchez-vous, j’ai de grandes affaires.

LE BAILLI

Elle est folle ! Mère Berthe, j’ai reçu cette nuit une missive de la cour. Le Prince, en parcourant la province , veut marier et doter une jeune fille dans chaque village : il arrive ici ce matin ; il me charge de choisir la jeune personne , et . j’ai nommé Lucette.... Entendez-vous ?

BERTHE

Après ?

LE UAILLI.

Comment, après !... Voilà donc tous vos remercîmens! BERTHE.

C'est à savoir à qui vous la mariez.

LE BAILLI

Oh ! le parti est magnifique. Je la donne à Robert; c'est tout dire.

BERTHE

Ah! oui, le petit Robert.

LE BAILLI

Comment! le petit Robert!

BERTHE

Oui, ce riche fermier ?

Lui-même.

Votre protégé ?

Spécial.

LE BAILLI

BERTHE

LE BAILLI

BERTHE

Le premier du village ?

Après moi,

BERTHE

Bah! voilà un plaisant mari pour une fille comme U mienne.

le bailli, en colère.

Mère Berthe ! perdez-vous tout à fait la tête ?

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