LES MEMES, LOUISE
Louise, accourant.
AIR
Ah! Monseigneur, ccoutez-moi.
Vous êtes hou , vou» êlc* Roi.
Robert sue trahit et m’offeuir.
Eu vou» j’ai ruuuion espérance.
Robert m’aimait ,
Ii m’adorait ,
Mc le ditait ,
Me le prouvait;
Et 1 on re’pite Que Lucette ,
Dès aujourd’hui,
S’uuit à lui.
E»t~il pobsihle !
Ah ! Mouseigncui!
Soj ex seutible A mon malheur.
En vou» j’ai mi» mon espérance.
Robert me trahit et m'offense.
Ah! Monseigneur,
C’e»t uue horreur.
Ah ! Monseigneur !
Ah ! Mon», ignrur! »
Soyez mon protecteur ,
Soyez mon protecteur.
le bailli , impatienté.
Paît ! Oui , Robert épouse une autre que vous. Il le faut , et je le veux. ^
LOUISE
r Comment/ vous leroulez? Et vous auisil Ayez donc un parrain Bailli! Voyez quel profit ça vous fait!
LE BAILLI
Silence ! Voua osez devant votre souverain !
LE BUC
Et à qui voulez-vous donc qu’elle s'adresse pour demander justice?
LOUISE
N’est-cc pas, Monseigneur?
LE DUC
Robert a tort.
LOUISE
N’est-ce pas, Monseigneur ?
LE DUC
Elle est si intéressante!
LOUISE
N’est ce pas , Monseigneur ?
LE DUC
Venez, mon enfant; conduiscz-moi chez votre rivale, voua aérez contente.
LOUISE
Chez Lucette? Voilà sa maison.
LE DUC
Fort bien. Et vous, Bailli, je vous ordonne de m’attendre ici. Venez, jeune fille ; votre parrain ne sait ce qu’il dit.
LOUISE
N’est-ce pas, Monseigneur?
( Ils entrent chez Lucette. )