SCÈNE II
Les Mêmes, FRANÇOIS, AIMÉE.
Il» arrivent Par le fond, Aimée appnyée snr le bras de François ils marchent lentement, se parlant à voix basse et se regardant tendrement.
CANUCHE, b Julienne.
Ont-ils l’air de deux tourtereaux!... Ça devrait vous servir de modèle, ô Julienne!
JULIENNE, avec impatience.
C’est bon ! c’est bon ! venez !
Ils sortent ; la foule circule et finit par disparaître.
OBEV, s’approchant.
Eh ben! François, tu n’es donc plus soldat ?
FRANÇOIS, gaiement.
Non, monsieur Orey, Dieu merci, me voilà libre! j’ai obtenu ma grâce et mon congé!
AIMÉE
Par la protection du comte de Granval.
ORET.
Ah! tu as eu de la chance de t’en tirer comme ça! Et qu’est-ce que lu fais maintenant?
FRANÇOIS
Je travaille dans une fabrique... et ferme, je vous en réponds!
AIMÉE
Ah! dame! il faut gagner de l'argent pour se me'tre en ménage!
FRANÇOIS
Aussi je pioche ! ah !
OREY, lai donnant une poignée de main.
C’est bien, mon garçon, c’est bien! Ah çà ! à noce?
A bientôt, j’espère !
FRANÇOIS
Le plus tôt sera le mieux !
OREY.
Faudra la faire ici, mes enfants!
AIMÉE
Certainement, monsieur Orey, c’est convenu !
quand la
LA BERGÈRE D’IVRY
FRANÇOIS
N’est-ce pas ici, aux Deux Moulins, que nous nous sommes rencontrés pour la première lois?.,.
OREY, gaiement.
Ça vous rappellera vos amours!... Et comme ton ex-patron, je vous traiterai en conscience I