ACTE DEUXIÈME
AIMÉE
Si jamais je le trompe, eh bien, tue-moi, j’y consens!
François regarde ie conteau arec émolnn ; puis, attirant à lui Aimée, il
l'embrasse.
CANUCIIE.
Eh! dites donc, un couteau, ça coupe l’amitié!
Faut donner un sou!
FRANÇOIS, gaiement.
Soit! le voici !
AIMÉE, de même, le prenant.
Je le garde! ce sera notre pièce de mariage!...
Elle s’éloigne arec François.
» JULIENNE
Ma foi, moi aussi, j’ai envie d’un couteau!... je vas en acheter un!... Eh! marchand...
Elle- s’approche de loi pour faire son emplette. CANUCIIE, à part.
C’est pour moi!... elle veut me l’offrir!... (A Julienne qui revient avec le couteau qu'elle vient d’acheter.) Ah! C[u’ c’est gentil!...
qu’ c’est aimable !
JULIENNE
Quoi?
CANUCHE.
Tu me le donneras ?
JULIENNE
Oui, je vous 1’ donnerai... dans le dos... si vous me trahissez !
CANUCIIE.
Dans 1’ dos!... comment, dans 1’ dos?
Je 1’ garde pour vous tuer, si vous êtes infidèle. -
CANUCHE, effrayé.
Ah mais non! je n’en veux pas!... (a part.) Saperlipopette!... mais c’est une tigresse!