SCÈNE II
Les mêmes, MADAME DÉROUVILLE, puis HORTENSE et
FAUVEL
MADAME DÉROUVILLE, entrant par la droite, deuxième porte.
Eh bien! eh bien! qu’esl-ce que je vois là?
JULIENNE
Oh!...
Elle se remet virement à battre le beurre.
CANUCHE, 80 relevant.
Cristil... la bourgeoise!
MADAME DÉROUVILLE.
Encore ensemble... à bavarder!
CANUCHE, qui a repris «on van, secouant te grain.
Je vanne, patronne... je vanne!
4 LA BERGÈRE D’IVRY
MADAME DÉROUVIL-.E.
Allons, nigaud, dépêche-toi de finir la besogne... Et toi aussi, Julienne... nos ouvriers ne tarderont pas à revenir des champs... Il faut songer à leur souper.
CANUCHE.
Voilà, bourgeoise, voilà!....
Il va poser son Tan, an fond .
Dans un instant tout s’ ra prêt.
Elle reporte la baratte k droite.
MADAME DÉROUVILLE.
Vivemenlt vivement! dépêchons!...
HOUTENSE, entrant par le fond.
Bonsoir, ma mère.
MADAME DÉROUVILLE.
Hortense I
JULIENNE
Tiens! m’ame Fauvel!
CANUCHE, voyant entrer Fanvel.
Et son mari, m’ sieu Jacques Fauvel!
MADAME DÉROUVILLE, embrassant Hortense.
Bonsoir, ma fille!... Bonsoir, mon enfant!
FAUVEL
Serviteur, maman Dérouville!
MADAME DÉROUVILLE.
Ah! ah ! c’est vous, monsieur le maître de poste!
FAUVEL
La santé est toujours bonne?
Excellente, Dieu merci !
HORTENSE
Je viens passer la soirée avec toi.
MADAME DÉROUVILLE.
Et ton mari t’a accompagnée... c’est très-bien, mes enfants! ... Je suis charmée de vous voir!... (La rogardant.) Eh! mais, mon Dieu 1 comme le voilà pimpante!
FAUVEL
Ne m’en parlez pas !... Elle devient d’une coquellerie!...
HORTENSE
Moi?