SCÈNE III
FAUVEL, puis FRANÇOIS, puis HORTENSE.
FAUVEL, seul, assis.
Oui, je veux lui parler, la prévenir. Après le scandale dont j’ai été témoin hier soir, au château, si pénible que Soit mon devoir, je le remplirai... (Voyant entrer François.)
François !..
Frao(ois arrive par le fond. — Il est très-pâle. — Il s’avance en fredonnant uu refrain de village et en déchiquetant avec son couteau (celui du deuxième acte) une petite branche de noisetier.
FAUVEL, à part.
Pauvre garçon!., (s’approchant et lui touchant l’épaule.) Tu souffres?..
FRANÇOIS, avec une gaieté forcéeet fiévreuse.
Souffrir!.. Pourquoi?.. Parce qu’une femme m’a trompé?..
Bah! Les femmes!.!. S!il fallait se faire du chagrin Moi-
même, j’en ai aimé d’autres en garnison...
FAUVEL
Non ! Tu n’as jamais aimé que celle-là... et tu es malheureux!..
FRANÇOIS
Ah! vous dire que ça ne me fait rien... je mentirais... mais à présent, c’est fini... c’est passé...
FAUVEL
Non! La preuve, c’est que lu es ici... c’est que tu cherches à la revoir...
FRANÇOIS, jouant toujours avec son couteau.
La revoir!., à quoi bon? Pour lui faire des reproches?..
Ma foi! non!.. Je suis venu... parce que je passais, et alors...
(U s'arrête et écoute.) C’est elle!...
11 va vivement ouvrir la fenêtre de gauche.
FAUVEL, faisant un pas vers lui.
François!