‹ La Bible à MadagascarChapitre 20 sur 22 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

On m'affirme que tout travail de ce genre doit comporter une conclusion. Est-ce bien certain ? Notre étude sur la Bible à Madagascar ne porte-t-elle pas avecelle sa conclusion ?

Je n’ignore pas qu'aujourd'hui la Bible est taches de tous côtés. Ses ennemis la combattent âprement, ne pouvant plus espérer désormais la faire disparaître. Certains de ceux qui la conservent ne veulent y voir qu'un livre précieux, que nous devons entourer de vénération et de respect, mais qui n'a pas droit à l’autorité que ses amis lui donnent. Certains même de ses amis, sans le vouloir, sans se douter de cela, ébranlent cette autorité par certaines critiques qui auraient besoin de se montrer plus modestes. D’aucuns s’en effraient. Ils vont même jusqu’à trembler pour «leur vieille Bible » et ils ne s’estimeraient pas fidèles s'ils ne répondaient pas à toutes ces attaques. Pour nous, sans vouloir comparer la Bible à cette arche de l'Eternel qui n'avait pas besoin de secours humain pour rester debout et en équilibre sur le char qui l’'emportait à Jérusalem (1 Chroniq. I, 1-14), et tout en comprenant ces savants, ces théologiens, ces laïques pieux qui

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écrivent pour la défense de la Bible, nous sommes sans crainte. La meilleure apologétique de la Bible n'est-ce pas la Bible elle-même, son histoire, les fruits qu'elle a portés et qu’elle ne cesse de porter actuellement ? Ses preuves, ses titres de noblesse ne sont-ils pas ces hommes, ces femmes, transformés par la seule lecture des pages de la Bible? N'est-ce pas la supériorité des nations où elle est lue, commentée, prêchée, aimée et mise en pratique ? Ne sont-ce pas ces populations encore païennes quise sont tournées dans le passé, qui se tournent, aujourd'hui plus que jamais, vers le Dieu vivant révélé dans sa Parole et qui trouvent, dans ses pages inspirées, la réponse à leurs aspirations nouvelles ?

À la Bible, lumière qui illumine ; à la Bible, nourriture plus douce que le miel ; à la Bible, épée aiguë et à deux tranchants ; à la Bible, force des faibles, nous appliquerons la devise de nos Eglises sous la Croix :

« Plus à me frapper on s'amuse « Tant plus de marteaux on y use. »

Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ n'a-t-il pas dit du reste : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Mat. XXIV, 35), et le prophète avant Lui : La Parole de notre Dieu demeure éternellement (Esaïe XL, 8).

ELISÉE ESCANDE.

Saint-Jean-du-Gard, janvier 19235.

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