‹ La Bible au seizième siècleChapitre 5 sur 71 · Wattbnbach, ouvrage cité, p · texte numérisé non relu

Wattbnbach, ouvrage cité, p

5. Voyez Barrois, Bibliothèque prototypographique y ou Librairies des fils du roi Jean, Paris, 1830; — de Laborde, les Vues de Bourgogne* Preuves, lïl Paris, 1852, elc.

Les Bibles gloSées et la Postille de Nicolas de Lire s'élevaient à des prix non moins considérables. Nous avons conservé ^ un traité passé entre Gui de la Tour, qui fut évêque de Clermont de 1250 à 1286, et Nicolas le Lombard, venditor librorum Parisius, pour la copie d une Bible glosée, « d'une seule main ». 40 livres parisis (640 fr.) sont dues au vendeur. Au quatorzième siècle, à la Sorbonne, les livres de la Bible glosée sont estimés chacun, ou deux ou trois ensemble, à des prix qui varient entre 40 sous et 12 livres ^ (de 20 à 180 fr. , suivant les époques). Les prix marqués en 1394, au collège de Fortet, sont moins élevés^. La Postille de Nicolas de Lire se vend à des prix plus hauts. En 1464, le chapitre de Notre-Dame met aux enchères un des deux exemplaires de Nicolas de Lire qu'il possédait, a: mais non le meilleur », sur la mise à prix -de 200 écus, et le cède au chanoine Eustache Luillier, « plus offrant et dernier enchérisseur, » pour 206 écus* (2,300 fr.).

L'invention de l'imprimerie a diminué sensiblement, en le laissant fort élevé encore, le prix de la Bible. Nous avons conservé Tacte de vente par lequel Hermann de Stathoen, colporteur (institor) d'honnête et discrète personne Jean Guymier, libraire juré de l'Université de Paris, vend à l'illustre et savant maître Guillaume de Tourneville, archiprêtre et chanoine d'Angers, un exemplaire sur parchemin de l'admirable Bible de Mayence, de 1462,

pour le.prix et somme de 40 écus (450 fr.). Cet acte est daté

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