OBIGINES INDOUES DE L*IDÉE CHRÉTIENNE
l'ont point établie par Père, Fils et Saint-Esprit, ainsi que raadnaise l'idée chrétienne.
Où les apôtres ont-ils puisé cette doctrine de Tunité dans la Trinité? Nulle part Jésus ne la définit ogalement d'une manière sérieuse et dogmatique : il semble avoir été beaucoup plus partisan de l'unité simple de l'Être suprême que ses successeurs.
Il est logique de penser que les apôtres ont tiré ce principe de l'Orient , avec tous les nombreux emprunts qu'ils ont faits à la théologie de ce pays.
Brabma est Dieu le Père , Vischnou est le Fils incarné dans Christna, Siva est l'Esprit qui préside à la manifestation de la toute-puissance, c'est le souffle transformateur.
Voilà la croyance indoue transportée dans le catholicisme, il y a flagrant délit d'imitation, car il serait absurde de penser que les apôtres ont inventé cette théorie sur les trois personnes de la Divinité, alors que le brahmanisme, qui domina non-seulement l'Inde, mais l'Asie tout entière, avait déjà, depuis plusieurs milliers d'années, émis de semblables idées.
Nous avons trop longtemps oublié que le christianisme est né en Orient, qu'il s y est développé avant de gagner à sa cause les nations occidentales, et que c'est là qu'il faut remonter si l'on veut retrouver les sources originales auxquelles il a puisé.
Il suffit de se reporter aux chapitres consacrés à la religion brahmanique pour voir que les principaux sacrifices et sacrements de cette croyance furent adoptés presque tels quels par la nouvelle Église.
Le baptême chrétien est-il autre chose que le baptême indou ?
Voyez comme il est facile de lui signaler son origine. Les partisans de Christna ont un fleuve sacré, le Gange, dont l'eau doit servir à laver la tache originelle. Jean-
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fiaptiste et ses sectateurs ont également un ûeure aacrô, le Jourdain , dont les eaux sont employées pour la même cérémonie.
Cette coutume est tellement née dans l'extrême Qrie&i^ le pays des ablutions religieuses, elle était sans doute ai bien connue de tout le monde, que les apôtres y souBisttent Jésus, et n'osent lui attribuer le mérite de la eréation du premier de leurs sacrements.
Il n'y avait qu'un moyen de se tirer d'embarras, c'était d'établir Jean précurseur du Christ par ordre de Dieu, et c'est ce qu'on fit.
Mais pourquoi ce précurseur ?
Bah I ne chicanons point trop ; à quoi sert de s'arrêter devant des questions sans valeur ?
À seize ans les Indous sont obligés de se présenter au temple pour faire confirmer leur purification par l'action de l'huile sainte.
Et cette cérémonie est également faite sienne par la religion nouvelle, parle catholicisme.
Comme on ne peut pas présenter tous les enfants au Gange, les brahmes remplacent l'eau du fleuve aaoré par l'eau lustrale, dans laquelle 'ûh font dissoudre du sel et des aromates pour la conserver.
Comme on ne peut également, à mesure que les membres de la conamunion chrétienne s'augmentent, transporter tous les nouveau-nés sur les bords du Jourdain, les apôtres, suivant lé rite indou, adoptent l'usage de Feau bénite.
Les anciens brahmes étaient juges religieux, recevaient l'aveu public des fautes et appliquaient les peines.
Les apôtres s'arrogent les mêmes fonctions et établissent les confessions publiques, seules en usage, ainsi qu'on le sait, pendant les premiers temps de l'Eglise.
Ce n'est que plus de deux siècles après Jésus-Christ que les évéques remplacèrent l'ancienne mode par la confes-
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sion particulière, pouvoir occulte dont le but démoralisateur est trop facile à signaler.
Le prêtre brahme est oint avec Thuile consacrée , porte la tonsure et reçoit l'investiture de la ceinture sacrée.
Les apôtres procèdent ainsi pour distinguer les leurs du commun des Mêles.
La communion n'existait point dans la religion brahmanique à Tétat de sacrement. Ainsi que nous l'avons vu dans les études indoues, il est fait une loi aux ûdèles de manger avec le prêtre, dans le temple» la farine, le riz et les fruits qui ont été offerts à Dieu dans le sacrifice, et cette nourriture sainte purifie toutes les souillures. Mais il n'est point dit que Dieu y soit présent.
En adoptant cette cérémonie, les apôtres y ont ajouté cette dernière clause, et cela s'est appelé TËucharistie. Il est vrai que cette coutume chrétienne ne fut et n*est qu'une copie de la coutume indoue, que les premiers fidèles mangeaient en commun du pain et buvaient du vin, ce qui ne ressemble en rien à l'hostie symbolique actuelle.
Les protestants, qui rejettent la présence réelle et prennent la nourriture sacrée sous les deux espèces, prétendent àbon droit avoir fait ainsi retour aux simples habitudes des preniiers âges.
Enfin , pour en terminer avec tous ces emprunts beaucoup plus nombreux sans doute, ei dont nous ne prenons que les plus saillants :
Le sacrifice de la messe n'est autre chose que le sacrifice indou du Sarvameda.
Dans le Sarvameda , Brahma , victime par son fils Christna, qui est venu mourir sur la terre pour nous sauver, accomplit lui-même, par la main du prétte brahme, le sacrifice solennel.
Le sacrifice ehrétien émanc-t-il d'une autre idée ? Qu'on nous réponde si on peut ou si on l'ose ; atta(][uant les er-
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reurs des autres, nous serons heureux de reconnaître les nôtres !
La révolte des anges, des premières créatures crées par Dieu, n'existe par dans le judaïsme, c'est-à-dire la constitution religieuse de Moïse. La révolte des de vas contre Brabma a donné naissance au dogme chrétien ; c'est donc encore Tlnde, Tlnde toujours, qui est rinitiatrice.
Le lecteur comprendra que nous passions rapidement sur toutes ces choses : à quoi servirait la discussion devant la brutalité des faits î
11 est aussi évident que les apôtres ont copié Tlnde que notre droit français a copié le code de Justinîen, qui luimôme fut par l'Asie et TEgypte un dérivé des lois de Manou.
Un homme prêche pendant trois ans la charité, l'abnégation et Tamour du prochain, il ne sort pas de la morale, il n'institue ni dogmes ni cérémonies, se bornant à rappeler les -grands principes de la conscience aux hommes de son époque, qui les avaient plutôt proscrits qu'oubliés.
Les compagnons, les successeurs de cet homme qui fut Jésus, fondent après sa mort un culte religieux complet ; rite, dogme, cérémonies, sacrements nouveaux ne sont tirés ni du paganisme ni du judaïsme ; d'où viennent-ils donc, s'ils ne sont pas empruntés à l'Inde ancienne , qui possède les mêmes croyances, les mêmes manifestations extérieures, le même culte, et cela plusieurs milliers d'années avant la révolution chrétienne?
Ce n'est point tout, Jésus devient le Christ, il réunit en lui tous les mystères, tous les mirades, tous les prodiges de Christna. Sa morale , que nous ne connaissons que par ses apôtres, est la même que celle de l'incarnation indoue. Marie renouvelle 1^ figure de Devanaguy, Hérode copie
Eansa, le tyran dé Madura Le Jourdain joue le rôle
du Gange, l'eau bénite succède à l'eau lustrale; baptême, confirmation, confession, Eucharistie, moins la présence
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réelle » ordination des prôtres par la tonsure et Thuile consacrée, tout se ressemble, tout est calqué l'un sur
l'autre Et les apôtres voudraient nous faire croire
qu'ils ont reçu une mission céleste!... Et Ton pourrait soutenir qu'ils n'ont pas été initiés par l'Orient , par cet antique brahmanisme qui illumina Tancien monde
Allons , mettons-nous d'accord I J*accepte la mission providentielle des disciples de Jésus, au même titre que j'accepte celle de Ghristna, Manou, Boudha, Zoroastre, Manès, Moïse, Con-£u-tsé et Mahomet !
Qu'on me permette seulement de rejeter tous ces gens dans le rêve, la fable et les superstitions du passé !
Et de placer au seuil de l'avenir, comme guide des nations modernes Dieu et la conscience !