AVANT-PROPOS. X11J
bué à Esdras ; 2° que ces livres , loin d'être regardés comme des livres vulgaires, avaient acquis la confiance de la nation , et faisaient autorité; 3° que leur autorité n'égalait pourtant pas celle des livres insérés dans le canon ; à défaut de succession certaine des Prophètes, ou déjuges compétents pour constater l'inspiration.
Cependant la Synagogue avait disparu.
Les livres confiés à sa garde étaient passés , avec ses privilèges, entre les mains d'une Société nouvelle, où doit se perpétuer la succession des Pasteurs et des Docteurs1 chargés d'enseigner toutes les nations2. C'est F Église que le Christ a acquise au prix de son sang*, dotée des plus excellentes prérogatives, établie le soutien et la colonne de la vérité*. Oserait-on lui dénier le droit, qu'on n'eût pas refusé à la Synagogue , de prononcer sur l'inspiration des livres contestés ? Et si elle prononce, si elle inscrit ces livres dans le canon des Écritures, l'accuser.a-t-on d'attaquer le téînoignage des Juifs, de méconnaître le cachet de Dieu dans
1 Ephes. iv, 11.
2 Matth. xxviii, 19.
3 Act. xx, 28.
4 I. Tim. m , 15.