‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 100 sur 177 · __ Expédition ‘Scientifique · texte numérisé non relu

__ Expédition ‘Scientifique

MM. Kupfer;: minéralo ue, .Ménéthrié, zoologue;: conserva. sonne P

teur du Musée de l’Académie des Sciences de: Saint-Peterss mencen bourg, Lentz. professeur adjoint de physique, Meyer, bota. celui Ki aiste de Dorpat, et Vansovitch, employé des mines attaché à sr: à ( l'usine de Lougansk. An tout pr “ Après avoir surmonté toutes l:s difficultés que nous pré. tateurs sentait la route, nous arrivâmes le 8 juillet-au pied de l'Elbo. pr rouss, et campâmes sur la rivière de Malkn, Les bagiges elle-m avaient-été laissés à 15 verstes de l’£lbourouss; une pièce de musiqu canon fut amenée jusqu’à 8 verstes du camp. L’escarpement les LME des montées et des descentes et le peu de largeur des sentiers tituc A tracés le long des flancs rapides des montagnes ne permettaient ' tels se \ pas d'avancer plus loin autrement qu’à pied ou à cheval à la sidérée égère; mais sur toute la route, nous n’avons rencontré nulle No part ni les marais impracticables, ni en général, les obstacles tee fa naturels qui, au dire de Kluproth et autres voyageurs, défen. bilité, dent les approches de l’Elborouss. homm . Le tems ne nous était pas favorable; des brouillards et des de pe pluies continuelles rendaient notre marche très pénible. : Arri: pare vés au pied de l’Elhorouss, nous nous propos'ons d'attendre "I le beau tems; mais, à notre grande satisfaction, le ciel s’éclair- es cit le lendemain matin, et les deux cimes de l’Elborouss nous pie apparurent dans toute leur-mnjesté. rl ri “ MM. les académiciens résolurent de profiter de ce t°ms si D Fees favorable à leur entreprise, Nous nous empressûmes ‘le les «7 , munir de tout ce qui était nécessaire pour cette marche diff: de l'I cile; c'est-a-dire de pieux, de cordes, &c.'. Ils eurent une es- Dh corte de quelques Circassiens et de volontaires pris parmi les Mk Cosaque:. l's partirent du camp à neuf heures du matin, et ce re n'est que vers le &:ir qu'ils atteignirent les premières neiges, da . Où ils se disposèrent à passer la nuit, après avoir monté envi. lées . ron 8 verstes. Le lendemain 10, ils se remirent en marche à a trois heures du matin, La gelée les favorisa beaucoup, et ils d'be avançaient avec assez de succès; mais leur marche devenait de MIE

lus en plus: sie car la neïge, commençant à fondre, s’en. NO trée Ençnit sous leurs pieds. . Ils furent obligés de faire de fré

uentes haltes, et se partagèrent en petites divisions. Restés “ de le camp, nous observions avec la plus grande curiosité la du 1 marche de nes voyageurs. - Vers neuf heures du matin, ils jeep avaient gravi à plus de la moitié de la montagne, et s’arrêtèrent pour se reposer derrière des rochers, qui les dérobèrent entièrement a notre vue. Une heure après, un seul homme parut au-delà des rochers, s’avançant d’un pas assez ferme et mesuré vers la cime de l'Elborouss. C’est en vain que nous fous attendions à le voir suivi par d'autres voyageurs ;.per-

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sonne ne. parut, et, au contraire, plüsiéurs d’éntr’eux commencérent à redescendre. Tous les regards se fixèrent sur celui qui accomplissait une enfreprise aussi hardie. Se reposr: à tous les cinq ou six pas, il avangçait audacieusement ; tout près du sommet, il disparut entre les rochers. Les spectateurs attendirent longtems son apparition avec intérét. el 1m satience ; vers 11 heures, on le vit tout-ä-coup sur la cime elle-même de 1 Elborouss. Une salve de mousqueterie, la musique, les chants et les scclamaitions de joie: firent retentir les airs à cette vue, Nous restâmes jusqu’au soir dans l’incertitude de savoir quel était celui qui le premier d’entre les mortels eût escaladé la plus haute des montagnes du Caucase, cons sidérée jusqu‘ :e jour comme inaccessible, Au retour des voyageurs, Nous a EME que l'audacieux,. qui avait osé .tenter l'ascension de l'Elborouss, et qui en avait prouvé la possibilité,: était un Kabardien, ancien ‘pâtre; nommé Kirran, homme contrefait et boîteux. Il a reçu en récompense le prix de 400 roubles et 5 archines de drap, qui avait été proposé pat le général Emmanuel. LL i F 4% L'un des académiciens, M. Lentz, est parvenu à une hauteur de 15,200 : pieds. ‘ L’élévation totale de l’Elborouss au-dessus du niveau de l’Océan Atlantique est évaluée à°16,800 pieds, c'est-i-dire, à près de & vérstes en ligne verticale.

“Nous ayons vu dans les environs de notre camp, au pied de l'Elborouss; de belles chutes d’eau de plusieurs rivières ; la plus belle.est sans contredit celle formée par la rivière dé Malka ; elle tombe avec un. bruit incroyable,..d'une . hauteur perpendiculaire de près de 20 srjènes; on n’aperçoit pas le ‘courant de l’eau, mais les vagues se précipitent :n masses isolées et l’une après l’autre, À environ 5 sajenes au-dessus de cette Caturacte se trouve un pont naturel en pierre, couvert d'herbe, et c’est ici que passe la route qui conduit dans le Karatchaicff et les montagnes. En général les sites de cette contrée sont fort beaux.

# On a trouvé dans les montagnes, pendant notre marche, du plomb, beaucoup de houille, et du gypse, du porphyre, du jaspe, des conglomérations, &c.; toute la chaine du Caucese* est graniturue.”

tie tu MT ACADEMIE DES SCIENCES … .

sance pu 19 ocTOBRE,

‘M. le docteur Cnetrn fait hommage à l'Académie d'uns brochüre dans laquelle il combat les opinions de M. Lassis sur lu fièvre jauné, et en particulier sur l'épidémie de Gibrai. tar. Ce dernier médecin n: croit pas à l'existence de la fièv..

jnune comme maladie spéciale, et il regarda tout au mois corntne inutile l'émigration des habitans d'une ville er proie 4 cette épidémie. &. Cherwin, au contraire, croit qu'il est âvantageux de quitter le foyer de l'infection ; il insiste sur les dangers dy toute mesure contraire, et cite ce qui s'est paré dermèrerient à Gibraltar à l'appui de son opinivn, | M. Bominxau Dssvornx adresse plusieurs.-obs:rvations d'histoire naturelle, L'une d'elles a truit à une variété de vi père connue dans. ï pays de l’anteur sous le nom:de vipèra rouge. Sur une femell: de cette espège qu'il destinait à quel, que ‘expérience, il remaïy.1 que l'abdomen. était. singulière. ment développé. 1 l'ouvni, et y trouva trois mille petits à différent: degrés da grosseur, : Personne jusqu’à présent ra. gait noté une anssi effrayante fécondité chez ce dangereux :p4 tiles L'auteur a poursuivi.ses recherches, mais rien de: ser blable ne s'est plus offert à lui, . Il'est vrai que ses observa, tions ultérieures ont été faites:sur la. variété commune. lIlest per-ià porté à croire:que le-vipère rouge est une espèce distincte, et cette conséqnence est encore confirmée, à ses yeux, par la malignité plus grande des morsures: de cette: vipère

TM. Bounvew envoie le premier volume manuscrit d’une Physiologie comparée qu'il se propose de publier, Ïl le soumet à l'examen de la section de médecine, comme un titre qui jui permettrait d'aspirer à ses suffrages, dans le cas où e le groirait devoir inscrire des médecins physiologistes sur la liste des candidats à la place vacante. Il rappelle ses autres tras vaux, et notamment son traité de physiologie médicale.

M. Boyer a fait un rapport favorable sur un instrument jraginé par M. BaupeLoque, neveu: Cet instrument, destiné à remplacer tous les. instrumens ajgus et tranchans dont on s’est servi jusqu'ici dans la pratique des accouchemens les plus difficiles, ‘a pour effet, en broyant, en un instant, la. tête de l'enfant mort pendant le travail de l'accouchement, d'en diminuer le volume, à tel point, qu’elle peut ensuite traverser le bassin le plus mal conformé : il a déjà été employé avec succès par son inventeur. Le rapporteur ne dissimule aucun des

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; ; À ceux qu'on i procédé ;-il.le croit préférable à ce | Meur a L'Académie approuve les conclusions de x ; nm AN AE AREA SEANCE DU 26 OCTOBRE. AE us favorable d'un tra.

LoNGNIART rend le compte le plus favor | ME He Recherches sur quelques sion, eu. Lama Lu L'auteur de ce mémoire ést M. ÊL1E DE Peas +, Hé four “:8 mines, Le tems n'est pas encore br she ve h Von décorait du nom de géologie, quelques hypot p

‘ Jantes sur la cause des boulversemens dant notre globe offre d'irrécusables témoignages.

Le e 0 de Après avoir tenté vainement d { i Pétudier, et alors une géo> jevinc: la r.eture; on s’est décidé à l'étudier, et U. Et une véritable. science a: De Le D pe D digne d'intéresser les esprits -bien. P a principaux auteurs de cét heureux, changement, le

- célèbre WERNER, par une:étnde attentive des ;roches et de

Leur. su pi a pu-le premier déterminer l’ordre: éhronos log OH “vbs aa re “avr ‘du rè imal, ont fourni. aux. savans.

pr . ia re chronomftre. géologique, et eo sn Se d'esdignes l’âge relatif. des terrains madernes, ve 4 rincipes de la science paraissent désormais fixés ;: mais .q " ns A alies d’abord peu n uses, se-sont: ensuite-multis es et. l’on. a dû en chercher. une phare ee Dec ainsi qu'on avu le granite, regardé comme “ P “e gs » des ‘terrains, recouvrir des: schistes! qui: contiennent A D et ues.. Les Alpes offrent des couches pa es QU LE contester l'identité, «res des couches que FO j i es pays 5; et quiont. = Li ANS Pr La: ons naturel PASS que né Salon de ces montagnes a eu lieu par le soulèvement d) “id ui a redressé les couches qui le recouvraient Ur qui ré ni uefois les a recouvertes. . Mais il restait à ter a ;e den Ja nature et.la direction des couches a Fa si toutes les chaînes de montagnes devaient eur a 94 au même pliénomène, si cette graude révolution ns | s'était as répétée à plusieurs reprises avec des np différentes. C'est. la solution. de toutes: ces: er ed a st M. Elie de Beaumont s’est proposée, et qu'il a Rae FE une masse do preuves qui. ont paru: convaincan commission. : Ai à Fa blogue admet trois. époques dans la formation: d : 3 rentre révolutions consisté dans le-redres-

sement des couches analogues aux montagnes du: Jura, La néconde'a formé les Pyrénées et les Apennins. La plus mo. derne qui a été aussi la plus forte a donné naissance aux Alpes et a porté a plus de trois mille mètres l'élévation des terrains tertiaires qui contiennent des fossiles organiques. M, Bron. niart termine en demandant l'insertion de ce Mémoire dans e recueil des savans étrangers. Les Conclusions du rapport sont adoptées. : .

Variétés. ‘

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