‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 141 sur 177 · COURS D'HISTOIRE DES SCIENCES NATURELLES · texte numérisé non relu

COURS D'HISTOIRE DES SCIENCES NATURELLES

PAR M. CUVIER, Fondation da P Ecole d'Aléxanärie.

M. Cuvier analysant les ouvrages d’AnxstTore sur l‘histoire naturelle, expose les règles données par ce philosophe sur le cotps humain, généralement bonnes pour les parties extérieures,' mais souvent erronées sur sa. structure intérieure.

Aristote a connu l’organisation de l'éléphant et ses habitudes beaucoup mieux que Bufon lui-même qui le contredit à tort sur ce point. Î!l parle du buffle venu Erocie à la suite des expéditions lointaines ; il, décrit les deux espèces de cha-

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meaux, les sin les crocodiles, &c. Ses observations sur les oiseaux fournissent tous les matériaux de nos règles actuelles de l’ornithologie. Sur les poissons il est encore plus étonnant,

La Grèce est entourée détroits, d‘anses, d’iles, de rochers. De tout temps les Grecs se sont livrés avec succès à la salaison, Les pêcheries du Pont-Euxin, de Bysance et de l‘Archipel étaient innombrables. Ils paraissent avoir étudié un grand nombre de poissons qui nous sont encore inconnus. Aristote en compte 117 espèces et donne une quantité prodigieuse de particularités sur leurs mœurs qui n'ont pu encore être toutes vérifiées par les modernes. À

Il a examiné et suivi la métamorphose des insectes et ses trois degrés : il regarde leur génération comme spontanée, Cette doctrine, admise par toute l'antiquité, n‘a pu être réfutée

u‘à l‘époque où le microscope permit d‘observer les germes. Î a connu très bien l‘économié des abeilles, des guêpes, des frelons, &c. Il a suivi le développement du poulet dans l’œuf, opération très difficile avant la découverte de la loupe. En ce

ui concerne l‘homme, son enfance, sa croissance, sa repro-

uction, il est aussi exact que le comportait la médecine de son temps.

Mais l'influence d‘Aristote ne stest pas restreinte à celle qu'ont dû exercer ses ouvrages. Ses rapports avec les hommes | les plus puissants de son siècle l’ont étendue sur de vastes ré—

ions et pendant une longue suite d‘années, Il avait inspiré É ût des sciences à ALEXANDRE et à ses principaux officiers.

oin de ressembler aux invasions des peuples barbares chez Jes peuples civilisés, les conquêtes d‘Aléxandre répandirent sur les vaincus d‘abondantes lumières, et firent refluer vers la Grèee les connaissances et les productions de l‘Asie orientale, Ce prince conduisait avec lui plusieurs philosophes qu’Aristote lui avait donnés pour explorer ces pays lointains, notamment CALLISTHENE, qu'il fit mettre à mort dans un de ses accès de fureur. A la suite de ses conquêtes, l'éléphant et le perroquet furent apportés en Grèce, ainsi que le paon, le premier animal qu’on ait montré pour de l'argent. Aléxandre mourut 328 ans avant Jesus-Cunisr. Son empire s’étendait depuis les rives de la mer Adriatique jusqu’au delà de l‘Indus, et il l‘avait fait visiter dans toute san étendue. Il nous reste la rela— tin d’un voyage à l‘embhouchure de ce fleuve par NEARQUE, où se trouvent décrits pour la première fois la baleine, le tigre et d‘autres animaux, le coton, &c.

Les capitaines d‘Aléxandre démembrèrent ses états et les partagèrent en trois grands royaumes : celui de Macédoine, dont les souverains, en, tyrannisant la Grèce, y ralentirent l'étude des sciences ; celui de Syrie, qui se subdivisa bientôt;

Cours d'histoire des sciences naturelles,

882 Lithotritie, &o.

celui d‘Egypte, le plus riche etle plus indépendant des trois | et dont les rois protégèrent toujours les sciences. . ont é ProLome’s, fils de Laaus, le premier d'entre eux, avait 2! été éleve d‘Aristote, Il'achetala bibliothèque de ce philoso. gexe phe pour fonder celle d‘Aléxandrie, Ce prince :régna depuis | RU l'an 321 jusqu'a l‘an 885; il était lettré et celui de tous les ca- un à. pitaines d‘Aléxandre qui nous a donné la meilleure relation de mes ses couquètes, Une foule de savans de toutes les parties de la ps Grèce furent appelés dans ses états, et pour demeure com- ee dl mune, il leur assigna un palais nommé 1e Musée, où ils étaient ions libéralement fourais de tout ce qui était nécessaire à leur en- LR tretien, À cette occasion, on doit remarquer que les Grecs nouv portèrent alors en Egypte beaucoup plus de connaissabces DS er qu'ils n‘y en trouvèrent, 4 Son fils et successeur. Proiomr’e PHiLADELPHE, eut pour réali précepteur un élève d‘Aristote, SrRAToN de Lampsaque, sur- PLIS nominé le PAysicien. Il cultivait lui-même l‘histoire naturelle que et fut le premier prince qui posséde une ménagerie formée . ciliat are tirés en partie de l‘intérieur de l'Afrique et. des D quid ndes. tn La possession de tous ces animaux réuuis dut être extrème- obter ment f:vorable aux progrès des sciences natureses, D'un au. À tre côté, le commerce de l‘Inde et celui de l‘intérieur de l'A. frique devint immense, et toutes ces marchandises traversaient Aléxandrie avant d‘être transportées sur les côtes de la Méditerranée, Les naturalistes, établis sur ce lien de passage, étaient donc là comme à poste fixe pour y faire leurs observa« tions, { Avant la fin de la séance, M. Cuvier revient à Athènes et y reprend l‘écolé du Lycée, continuée par THEOPHRASTE, qu’A+ ristote lui-même avait désigné comme son successeur.

An. CG.

LITHOTRITIE, &c.

— L'établissement d‘une salle spécialement destinée à la lithotritie, tout en fournissant la preuve de la sollicitude de l‘administration des hospices pour'le soulagement des malades, a pu faire croire que les chirurgiens qui sont à la tête des hôpitaux étaient opposés au procédé du broiement de la pierre. Une telle supposition serait injuste; loin qu'ils puissent être accusés de préventions défavorables, nous les voyons, animés de l‘amour de la science, exercer un noble patronage et confier le traitrment des malades chez lesquels la lithotritie est praticable, aux jeunes médecins qui se livreut à l’étude de cette méthode. Pendant les cinq derniers mois, six malades

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eux, avait ce philosogna, depuis tous les caà relation de parties de la eure çomü ils étaient à leur ene les Grecs pnnaissabces

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"Ancien Canal. 388

bnt été guéris publiquement à l'Hôtel-Dieu, à Saint-Côme et à la Charité ; dans ce nombre se trouvaient deux enfans du sexe masculin, l’un de six ans et l’autre de quatre ; un jeune homme a été délivré de sa pierre en cinq jours à la Charité ; un autre l’a été a Saint Côme en deux séances.

—M. Théodore LecrercQ vient de publier de nouveaux

roverbes. dramatiques, Nous avons surtout remarqué parmi es charmantes comédies qui composent ce volume les Préventions ou le bon oiseau se fait lui-même, et la Disgrâve, où il n’y a pas deux espèces d'antichambre. Nous prédisons à ce nouveau volume un succès égal à celui des précédens. Nous en rendrons compte, |

—Les premiers numéros de la Gazette médicale de Paris réalisent déjà les espérances qu'on a fondées sur un jcurnal qui a compris les besoins de l’époque médicale actuelle, Plus que toute autre science, la médecine réclame cet esprit de contiliation ou d’éclectisme, qui pénètre partout aujourdéhui, et qui dirige particulièrement les rédacteurs dela Gazette médicale:

— Gustave Adolphe, tragédie de M. Lucien ARNAULT, a obtenu un succès très honorable à la Comédie-Française,

etes ANCIEN CANAL. |

Les louables efforts que fait présentement la Législature pour améliorer les communications intérieures de la province, ont induit Mr. Hyacinthe Sr. GERMAIN, arpenteur de Ste. Rose, à nous envoÿer le détail suivant d’une découverte qu'il a faite, il y a environ dix-sept ans, sur le côté sud du fleuve St Laurent. LATE

‘ Notre bataillon étant campé, en 1818, au bas du lac St. François, justement au-dessus des rapides de Beauharnois, et presque vis-à-vis du Côteau du Lac, je rodais un jour dans les bois, en quête de gibier, lorsque je trouvai, non loin du rivage, un ancien canal, ou grand fossé dégradé, po par un ter— rain bas et marécageux, couvert ça et là de pins ou de sapins rabougris. Cette savanne s’étendait au-delà de la portée de ma vue. Ce canal, qui n’est pas exactement parallèle aux rapides, va du sud-ouest au nord-est, $e rapprochant de plus en plus de la direction de l'Est, à mesure qu’il descend à peu près en ligne droite. Il paraît qu'il a été fait il y a très longtems, pour joindre les eaux du lac St. François à celles de la rivière de Beauharnois, qui se décharge au-dessous des Cascades ; mais si ce fut afin dééviter les rapides, où les Français n’a vaient point d’écluses, et où la navigaticn était difficile, lente et dangereuse, ou afin de fournir plus d'eau pour les moulins érigés ou à ériger sur la dite rivière de Beauharnois, c'est ce

88à Régisire Provincial.

que je ne sautaîs dire. Il est étonnant que je n‘aie pu obtenir |

aücun rénséignement des habitans: de l‘endroit, concernant cet ouvrage, que j'ai suivi longtems sans en pouroir trouver le bout.” chattes SOCIRTE’ LITTERAIRE ET HISTORIQUE.

A ‘Assemblée ténté hier au soir, aü vieux Château, il a Eté présenté uue petite collection dé fossiles qui avait été en. Voyée dù fownship de Shipton.—Il y a été lu une description intéressante d‘une petité tribu dé sauvages appellés Tées de Boule, qui habitent les bois et les marais situés vers les sources de la rivière St. Maurice, Cette tribu ne se compose pas de plus de quinze où viagt familles, et quoiqu‘elle résidé dans les limites du Bus-Canada, elle est restée dans le dernier état de la berbarie.—On y a continué la description populaire dés plantes et des arbrisseaux les pluë communs du Bas-Canada, commencée et continuée à diverses assergblées précédentes, Après l'exhibition de divers échañtillons intéressants, on y a donné la description du sucré d‘érablé, et indiqué les pro. priétés qui le distinguent du Sucre de cannes.— Enfin, on y a lu un mémoire sur ce qu'on appelle les Nairceurs du Canada, et nommément sur celles- du: 16 Octobre 1785, et.du 3 Juillet 1814 La première s'est fait remarquer principalement à Québec (et à Montréal), et la dernière dans lé Golfe et sur les côtes de Terre-Neuve, où, pendant uñe partie du jour, l‘obscurité fut aussi grande que celle qu'il fait à minuit, lorsyutil n‘y a pas de lune, (Star. )

cie RÉGISTRE PROVINCIAL.

Décénfs:—À- Montréal, le.16 de Mars dernier, à l’Age de 65 ane, François Amable Trorrir Desrivieres, Écuyer, Négociant, Juge de Paix et Lieutenant Colonel du premier bataillon de la milice de Montréal ;

Le même jour. à Québec, Julie Louisé Antoinette, enfant de G. B. FartpauLr, écr, Avocat, âgée de'4 ans ;

À Montréal, le 18, Mr. Jean Bte. Trisorre dit L'Arricars, âgé de 78 ans et quelques mois ; ; s

À Québec, le 19, dans nn âge avancé, Dame Louise Philippe BankrarT, Veuve de feu l'honorable J, A. Panwsr, Orateur de la Chambre d'Assemblée.

A Montréal, le même jour, Madame Veuve Marie Mazor, ancienne accoucheuse; ‘de 95 ans;

À la Pointe Olivier, le 21, Ovide Malvina, enfant d’Eustache Sourxas, écuyer, Agée de deux mois;

Le même jour, (noyé en traversant la Rivière des Prairies), Mr. Dominique Dusois, de Lachenaie, fils cadet de Pierré Dubois, Écuyer, Négociant de Montréal. Ba j

Commissionné :—M?, Remi Gonrm vx Laporngri#, Notaire Public.

Éxnarum :--Dans le dernier numéro; a la première page, ligne 28 et 24 de l'Histoire du. Canada, lisez romme suit : «quoiqu'il ne tint qu’à Montcalm de combattre le général anglais avec des forcés supérieures, au moins du côté du nombre,»

> Pu obtenir icernant cet er le bout.”

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