Tome IX. 15 AVRIL 1830. Nuusro XX
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HISTOIRE DU CANADA
(CONTINUATION
Avant que les troupes se missent en marché, M. de Vaudreuil adressa aux capitaines de milice du gouvernement de Quebec, une circulaire dans laquelle il leur disait, que depuis lé commencement de la dernière campagne, il avait toujours déploré la situation où les malheurs de la guerre avaient imis les habitans du gouvernement de Québec; que lé mauvais traitement qu’ils avaient éprouvés de la part des commandans anglais, et en particulier du général Murray, joint à leur zèle pour le service du roi, et à leur attachement pour leur pays natal, avait augmenté le désir qu’il avait toujours eu de reprendre Québec; que c'était dans cette vue qu’il avait préparé toutes lés choses nécessaires à un siège, et assemblé une puissante armée composée dé troupes réglées, de miliciens et de sauvages, dont le zèle et l’ardeur lui promettaient un succès presque certain; que pour le bien du service, qui ex: ait sa présence à Montréal, il avait remis le commandement en chef au chevalier de Lévis, dont lé zèle et ‘habileté leur étaient bien connus ; qu’enfin il avait reçu l'assurance d’un prompt et puissant secours de France.”
Cette puissante armée, dont parlait M. Vaudreuil,ne se composait que d'environ sept mille hommes, moitié troupe: réglées, et moitié Canadiens et sauvages, et elle était très peu munie d’attillerie de siège. Malgré cela, l'entreprise contre Québec était, suivant nous, ce que les Français avaient de mieux a faire dans les ciréonstances où ils se trouvaient, et surtout dans l'attente où ils étaient de l’arrivée prochaine des secours qu’on leur avait fait espérer. La reprise de la capitale remettait tout le gouvernement de Québec sous la domination française, et mettaient les Anglais dans la nécessité d’assiéger de nouveau là place, en supposant qu'ils fussent entrés les premiers Gans le St, Läurent : dans lé cas contraire, les renforts de France trouvaient, à leur arrivée; où se loger et se poster avantageuse