CHAR A VAPEUR
“Mercredi l'après-midi, à la demande du duc de Wellington, le char à vapeur de GurNEY, fut mis en action dans la cour des * casernes de Hounslow, en présence de Sa Grâce, des dames Percy, Dance et Murray ; des lords Fitzroy, Somerset, Rosstyn et Thomas Cecil; du lieutenant général sir. George Murray, de sir Charles Dance, et d‘un grand. nombre de messieurs du
- militaire et de savans. Sa Grâce, sir W. Gordon, les dames * Percy, &c. avaient une voiture attachée au char et firent le tour de la cour avec la plus vive satisfaction. Après cela on attache
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Curiosités Végétales. 159 au char un waggon contenant 27 soldats, outre M. Gurney et deux ou trois ee sur la machine ;’ et quoiqué le’ chemin fit désavantageux, raboteux et fuit de sable et de gravier mouvant, le char à vapeur fit le tour sans pre rien perdre de sa vitesse, allant sur le pied de 9 à 10 milles à l‘heure.
Dans ces expériences, M. Gurney n‘appliqua ordinairement la vapeur qu’à une roue, Lg donner à la compagnie une preuve entière du pouvoir et de la practibilité de invention. L'ay: ant satisfaite sous ce rapport, de même que pour la conductibilité, par une variété d‘involutions et d‘évolutions, il lui donna un échantillon de sa vitesse, et fit sept ou huit fois le tour, sur le pied de 16 à 17 milles à l‘heure, fi est difficile de dire ‘si le plaisir l‘emporta sur, la «se sur de l'assemblée, en voyant des. preuves si peu équivoques de succès de M: Gurney. Le duc de Willington fit observer qu'il n'était guère possible de caleuler les avantages, que nous pourrions tirer de l‘introduction d'une pareille invention. Journal Anglais.
ae CURIOSSITE’S VE'GE'TALES,
Un correspondant du Garderner's Magazine de Londres, dit qu'un pêcher de l‘espèce appellée Royal George, cultivé dans le ardin du révérend Mr. Howman, a produit un gros fruit, dont Le trois quarts sont de pèche, et l‘autre quart de brugnon, absolument distincts par laine et la flaveur. Cela est sans doute provenu de ce que le pollen de l‘un a été porté sur celui de l'autre ; mais pourquoi 4 a-t-il pas eu de mélange? Il ya très peu de différence dans le noyau. Il y a un brugnonier à environ cinq verges du pêcher.
Le dernier numéro du Néw-England Farmer, parle d‘un pommier de Goellnitz, de soixante ans d'existence, syr lequel on a recueilli frais cent trente vartétés de pommes.
Le mème journal contient un détail curieux, fourni par le professeur NuTTaLL, sur un pommier, à Cambridge, produisant des
| pommes roussettes, dont une des branches s‘est trouvée char-
gées de pommes d‘Harvey. L'arbre qui porte les pommes d'Harvey est près de l‘autre ; et le phénomène a été opéré par le
| transport de la poussière séminale du premier.
Nous avons vu dernièrement, est-il dit dans le Mercury de New-Redford, une pomme renette, cuillis à Little Compton, du poids de vingt onces et de quinze pouces de circonférence.
Le
: 160 . LE CHATAIGNIER DE LONTWORTIL.
Ilexiste à Lontworth, dans le comté de Gloucester, un chà. taignier qui est l’objet de la vénération des habitans, et le sujet des observations, commentaires et supputations de tous les sa. vans exotiques et indigènes. Cet arbre vient de prendre sa mille vingt-neuvième année. Ila 52 pieds de circonférence, mais son principal mérite est dans son extrème vieillesse ; car on trouve eu Angleterre d’autres arbres plus gros encore,
Est-il rien de plus ‘poétique qu’un arbre de mille vingt-neut ans ?. Assis à l‘ombre de ses vieux et débiles rameaux, lors. que la brise agite son rare feuillage, quelle âme rèveuse ne teuterait d‘évoquer les souvenirs des siècles passés ? Et certes, les âmes rêveuses ne manquent pas en Angleterre. Aussi, assure. t-on qu'une demi-douzaine'de ladys ont écrit autant de romans ou nouvelles, dans lesquels le Nestor des châtaigniers joue le principal rôle. |
Sous un autre rapport, une société de naturalistes entretient à ses frais un commissaire chargé de noter les moindres variations dans la constitution‘du vieillard, Cétte société a déjà composé dix-huit volumes iu-folio sur ce phénomène de longévité végétale. | " - ‘#
Or, il arriva ces jours derniers que le commissaire n'ayant plus de remarques nouvelles à faire, la société n‘eut plus rien à rédiger. Elle était donc réduite à se battre les flancs pour inventer quelques merveilles naturelles, quand par bonheur on apporta, Séance tenante, une longue caisse qui fut ouverte avec empresséement, et offrit à l’admiration de tous les membres ui concombre... .Mais quel concombre ! douze pieds de longueur, sans en rabattre un douce. C'était un hommage de M. Binx- NELL. Eure |
Vint ensuite un rabbin très-érudit, M. S. H. Anranam, apportant une fraise de neuf pouces de circonférence.
Un dés membres eut alors une idée... . 1] proposa de célébrer cette journée mémorable par un banquet.
Un: banquet ! ‘on approuva tout d‘une voix. Il fut donc arrêté que la’ table serait dressée sous le châtaignier millénaire, que M. Birknell serait invité à venir faire les honneurs de son concombre, M. S: H. Abraham de sa fraise: et afin que tout fût d‘une longueur extraordinaire, on choisit pour président ua gentleman nommé membre correspondant seulement à cause de sou nom, M. John Oflenbotkengraphensteinertosfen.
Journal Français,