‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 94 sur 177 · EGYPTE · texte numérisé non relu

EGYPTE

L'organisation militaire de l'Egypte subit de nombreux chan.

emens ; elle est tout entière aujourd’hui entre les mains d'[

rahim-Pacha, lé vice-roi paraissant ne plus s’être réservé qu'une faible portion de lPadministration et principalement delle relative à l’agriculture. Son fils, qui a témoigné dès son enfance un goût décidé pour le métier des armes, poussera probablement l’état militaire de l'Egypte aussi loin qu’il peut aller-en raison de la population et des finances. On peut s’at tendre à ce qu’en peu d'années, non seulement l’armée sera beaucoup augmentée en nombre, mais encore placée, par ses institutions, sur le pied le plus respectable,

Ibrahim Pacha adopte le système d'employer les. soldats, aussitôt qu'ils sont formés, aux travaux d'utilité publique, C'est ainsi que les Romains ont exécutés des constructions co. lossales; c’est en occupant sans relache des milliers de bras,

u’ils sont parvenus à ces productions dont la grantleur frappe d'étupriement les hommes de notre siècle, si fécond pourtant en créations. Ce système offre un double avantage: celui de pourvoir à des ouvrages qu’il ne serait sans doute pas possible d'entreprendre en salariant des ouvriers; et celui d'entretenir la vigueur et l'habitude du travail parmi les hommes formés dès lors à tous les genres de fatigues.

Le vice-roi et son fils continuent leur séjour à Alexandrie, Parmi les grands de la cour réunis autour d'eux se trouve Venna-Babri, premier commis du trésor, homme de confiance de S. A. Les conseils se succèdent, et on ÿ examine, à fond la question agitée déjà depuis plusieurs mois, d'une réforme générale dans les administrations.

Plusieurs personnages influens dans le conseil ont ouvert l'opinion qu’à l'avenir le gouvernement n’expédiât aucun produit pour son compte et en abandonnât complètement l’exportation au commerce. Cette idée paraît avoir obtenu l’assentiment de Méhémet-Ali, et si elle était adoptée, elle serait déjà à elle seule une amélioration très importante, principalement pour le commerce européen,

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On assure, dit un Journal de Paris, que le Prince Grec Soutzo et M. Eynard, qui sont à Paris depuis quélques jours, sont chargés des’ nleins pouvoirs du gouvernement grec poùr traiter d’un emprunt sous la garantie de la Russie et de la France. On dit qu'ils offrent d’amples sûretés pour le payement régulier de l'intérêt, en assignant des rentes sur les pro-"

‘ duits actuels de la Grèce, qui excèdent déjà la somme suffi-

sante pour payer l'intérêt. Le gouvernement français ayant suspendu ses subsides, les deux agens ci-dessus mentionnés ont sollicité de la France un subside temporaire de quelques centaines de mille francs, dont la Grèce a le plus urgent besoin, afin de continuer les améliorations commencées sous l’influence de l’armée française, et protégée par la présence des

troupes.

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