‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme] (volume 2)Chapitre 24 sur 81 · CURIOSITE’'S NATUREL LES · texte numérisé non relu

CURIOSITE’'S NATUREL LES

M. Punéu le Botaniste, a recueilli sur l’isle d’Anticosti, dans un voyage qu’il ÿ a fait dans le cours. du mois dernier, plusieurs échantillons de plantes et de pétrifications très curieuses. Jl paraît que la pointe sud-ouest de l'ile est composée de marbre blanc; et s'élève au dessus du niveau de l’eau à près de quatre-vingt à cent pieds de hauteur. La base de cette masse énorme de marbre est Bde plusieurs milles en étendue. Cette pierre offre des pétrifications de vermisseaux de toutes espèces, et est susceptible d’un superbe poli. Il y a aussi épars çà et là des pétrifications en forme e rayons de miel, où se trouvent incrustées des coquilles bivalves. e tout est de la plus grande beauté,

L'ile d’Anticosti est encore dans son état sauvage ou primitif. a main de l’homme n’a pas encore changé sa surface, et Fi bêtes ai ses premiers habitans, n’ont pas encore été dérangées lans leur possession. Le poisson y est des plus abondants ainsi que le gibièr. * Lé sol dans l'intérieur paraît extrèmement riche et ourrit.des millions d'ardres de toute espèce. L'ours y est en rand nombre aiusi que les animaux sauvages que l’on rencontre ‘

vo Statistique.

sur les côtes du nord. Telle est la riche:5e d'une île que l'on a

regardée jusqu’à présent comme inhabi:able pour les hommes, Observati [Le Canadien, Août 1818, D STATISTIQUE. MONS] e ;

* - Monsieur Bibaud.—Lx dénombrement de ia prie que l’on smile fuit enfin cette année, pourra peut-être fournir plus d’une occasion Je ne saur de faire ressortir la justesse d’une de vos observations qui servent nc faites, d'introduction aux petits extraits que vous nou: avez donnés, dans Eartie: d’a votre dernier numéro, sous le titre de MES TABLETTES DE pour la so 1813, si, comme j'ai la présomption de le faire aujourd’hui, cha- Aussitôt cun vous envoyait pour insertion, les petits Mat er statis- MSl'une mair tiques qu’il peut avoir recucillis ou rassemblés, à différents tems, Mec chacur sur divers points du Bas-Canada. Vous dites, ‘ Pour celui du Morte, dem Haut-Canada,” &c. ‘ Il doit en être,” &c. Persuadé comme vous Sourvue: ç que le tableau passé ne devient intéressant que par sa comparai- BSrds, mais son avec le tableau présent, j’ôse croire que c’est le tems le plus Brieux que « favorable à l'honneur de mes observations, que celui où vont parai- Bin sur ma tre celles du jour. Je me hâte donc de vous transmetire mes deux BBissant que lettres sur la statistique de Boucherville, telle que prise en 1811 ompter Les Mr. Wu. Berczy, si bien connu au pays par son infortune, BS'ai souri d ses connaissances variées et solides, ses productions nèmes dansBBonne n’a r un des arts libéraux, devenu dans ses malheurs, d’un objet d’a- ant comm mnsement de'sa jeunesse, un puissant et honorable r10yen deBSrai à une

subsistance dans un âge avañcé, était au moment de donner a me suis uübiic une Histoire générale du Canada, particulièrement préci- RS Apprena cuse sous le rapport dé la sfatistique: il était aux Etats-Unis, oc:Mnème, l'an cupé à prendre des arrangements pour la publier, au comiiencc-h quête de

ment de la dernière guerre, lorsque la mort l’enleva aux arts et lettres. L'ouvrage était de 2 vols. 4-to. Sa famille l’a sans doute retiré des mains des imprimeurs. Il est à espérer qu’il paraitra plus tard. Le malheur d’un côté, (maître à l’école duquel il avai su pofiter, contre Pordinaire de tant d’autres,) ses liaisons ensuite ‘avec les personnes instruites du pays, fils naturels du sol, lui vaient fait dépouiller les préjugés qu’on lui avaient inspirés d'a: bord contre ces derniers. Ilest donc à déplorer que son ouvrage n’ait pas vu le jour encore.

Il m’adressa dans le tems, en 1811, vingt questions. Voici ma réponses qui vous feront deviner ces questions, m’étant renfermi dans les limites qu’elles me prescrivaient. Il m’en remercia alors ne soyez pas plus difficile, et priez vos lecteurs de les lire avec i ‘dulgence. 2" É S. -R.

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