‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme] (volume 2)Chapitre 53 sur 81 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

Communiqués pour la Bibliothèque Canadienne:

Les FEMMES DU scsse À MONSIEUR CCOCCEE CE

Tor qui dans ce pays donnes le rare exemple, D'élever aux beaux arts, comme aux muses un temple, D'’enchainer la fortune au char de la vertu,

Daigne accepter des vers dont l'hommage t'est dû : J'en conçus le projet dans l’aimable hermitage,

Où loin de nos cités, tu vis heureux et sage, .

D'où tu chasses l‘ennui par la variété

Des plaisirs que l’on goute en ta société.

Pour les multiplier la prodigue nature

Y déploya partout sa plus riche parure.

Sur des côteaux brillants, des arbres toujours vèrds Y' bravent les fureurs de nos cruels hivers.

Dans les feux de l'été, leur couleur rembrunie, Contraste avec l'éclat de la molle prairie

Et des dons de Cerès, quand leur or éclatant

Ajoute ses espoirs à ce tableau riant,

Dans le creux des vallons, quel doux ruisseau.murmure! Il serpente à travers des tapis de verdure,

Et faisant dans les cœurs naître l‘émotion

Par ses sons vous invite à la réflexion.

Dans le fond du tableau de ces belles campagnes, Des montagnes au ciel portent d‘autres montagnes;

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, n'eurent pu ir fait usage, les plaies qui pendant tout hes furent ren.

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Leur pied s‘ennorgueillit de ce rivage heureux Qu'orne du St.-Laurent le cours majestueux.

Aspects délicieux! Ils nourissent dans l‘âme

Les plus doux sentimens et la plus pure flâme.

Là souvent contemplant sa sublime grandeur,

J'ai senti la nature, elle inondait mon cœur.

Mortel chéri des cieux! la paix da plus parfaite Veint encor embellir ta charmante retraite;

Et souvent dans son sein, j‘y goutai d‘heureux jours Hélas que n‘ai-je pu m° As pour toujours!

Ieureux.les laboureurs ! l‘ambition, l‘envie N‘empoisonnent jamais le bonheur de leur vie, Lennocence des champs règne dans tous les cœurs; Les déserts sont chez eux simples comme les mœurs, Que ne puis-je avec eux, loin du druit et du vice, Aller vivre à l‘abri de l‘humaine injustice!

Ici, loin d‘envier l'éclat de la vertu,

Le sage est trop heureux de n'être pas connu. Ose-t-on se montrer à ses devoirs fidèle?

Bientôt au lieu d‘amour une haine cruelle,

Qui flétrit parmi nous le mérite et les arts,

S‘allume contre lui, brule de toutes parts.

Dans ces champs fortunés, ah que n‘ai-je un asile! Là maître de moi-même, enfin libre et tranquille,

Je voudrais sous les lois de ls douce amitié, Chercher uniquement la pure vérité.

* Dégagé de ces soins, de cette inquiétude gag nq

Qui pèsent sur mon cœur, me livrer à l'étude; Partageant mes loisirs, donner à mes amis

L'une des parts, et l'autre à mes livres chéris.

Tels ont été mes vœux depuis ma tendre enfance Inutiles désirs! chimérique espérance!

Au moins il est un bien que les-cruels humains ; Ne peuvent pas toujours arracher de nos mains.

Un suecès trop constant peut couronner l‘njure; Mais, malgré leurs efforts, leur jalousie impure

N'a pas pu m‘enlever les vertueux amis

Que la conformité des goûts m‘avait unis.

De mes persécuteurs j‘ai puni l‘insolence,

Et gouté le plaisir d‘une noble vengence.

En servant ma patrie en zélé citoyen,

À qui me fit du mal j‘ai su faire du bien.

Pour m‘imposer silence, ils ont voulu me nuire,

Et moi, j‘ai redoublé d‘efforts pour les instrure. Cétait pour leur apprendre à soutenir leurs droits Que j'ai fait retentir le langage des lois,

Vers.

Buivaht dans ses détours sa route politique,

De dépit fait pâlir 1‘ Ecossais fanatique,*

On a dit d‘un bienfait qu'il n‘est jamuis perdu; 11 plaît à son auteur, ce prix je l'ai reçu.

J'ai dédaigné l‘intrigue et méprisé l‘outrage,

De l‘injuste puissant bravé l‘aveugle rage;

Et dans tout son éclat montrant la’ vérité,

L'ai forcé de rougir de sa méchanceté, Héureux dans ces efforts d'avoir pris la défence Du faible et d'avoir fait briller son innocence! Je me fais gloire encore en faisant quelque bien, D'‘avoit fait respecter le nom de Canadien,

Mais les rudes travaux d‘une austère jeunesse Ont déjà sur mon front sillonné la vieillesse. Trop tèe, trop constamment en pro à la douleur, Des souvenirs cruels ont déchiré mon cœur; De leur activité sans éteindre la flamme,

Le temps s‘envole seul, etles laisse en mon âme, C'est pour en adoucir les profonds sentimens Que je veux me livrer à de plus doux accens.

e [2 . L] e [] , L e. LL . . L . e L1 LE) LE PATER TRADUIT EN VERS FRANCAIS,

Grand Dieu, souverain maître, inconcevable père, Que toujours ton saint nom l’on bénisse et révère; Qu'au rang de tes élus nous soyons dans les cieux, De ton de Jp éternel lés témoins glorieux ; Que ta volonté sainte et ton pouvoir suprème

Sur terre et dans les cieux s’accomplissent de même; Que propice à nos vœux, ta secourable main

Nous daigne chaque jour accorder notre pain : Pardonne les péchés, et ne sois point sévère

A celui qui veut bien pardonner à son frère;

Et que ta grâce enfin, notre appui, notre paix, Des pièges de Satan nous délivre à jamais.

ES

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