‹ La bibliothèque d'un médecin au commencement du XVe siècleChapitre 6 sur 13 · Item , un livre nommé Rosa medicine, commençant · texte numérisé non relu

Item , un livre nommé Rosa medicine, commençant

ou f° ydeo qui es , et finissant ou penult. : venus magnas. Prisé xvi s. p.

Jean de Gaddesden, Johannes Anglicus, est l’auteur de ce

livre, et vivoit à la même époque que Bernard de Gordon. Il étoit prébende de Saint-Paul, et fut, assure-t-on, le premier médecin qui ait eu, en Angleterre, la charge de physicien du roi. Le jugement que Gui de Ghauliac porte sur le Rosa anglica ne donne guère envie de le lire : « Dernièrement, dit-il, a surgi une sotte (fatua) Rosa anglicana, qui m’a été envoyée et que j’ai vue; je croyois y savourer la suave Heur; je n’y ai trouvé que les fables de Pierre d’Espagne, de Gilbert et de Théodoric. » Ce qui n’a pas empêché qu’on l’imprimât sous ce titre :

Rosa anglica practica medicine a capite ad pedes noviter impressa et diligentissime emendata . Venise, 1516; in-fol. gothique. Le livre commence ainsi : Practica Joannis Anglici, physici clarissimi ab operis prestantia Rosa medicine nuncupata.

7. Item , un volume contenant le Comment, de Jehan de Saint Amant sur Antidotaire, avec plusieurs aultres traitiez de medicine, commençant ou IIrae f° : Que artijicialiter , et finissant ou penult. : suppositum. Prisé xvi s. p.

Sous ce titre se cache le premier Code pharmaceutique qui a été prescrit en 1332 par la Faculté de médecine de Paris à tous les apothicaires du royaume. La docte compagnie adopta alors la compilation de tous les médicaments composés faite par Nicolas Myrepse, médecin d’Alexandrie, un peu avant 1300. C’est cette compilation ou Antidota riurn , dont nous avons vu plusieurs copies manuscrites, entre autres les nos 6954 et 6988 de la grande Bibliothèque, que Jean de Saint-Amand commenta. Ce commentaire a été imprimé à Lyon, en 1525; in-fol. gothique, avec les œuvres de Mesue, et commence au fol. 271, verso, sous ce titre : Expositio Joannis de Sancto Amando Tornacensis ecclesie canonicis supra antidotarium Nicolai. Chomel range ce médecin parmi les doyens de l’école de Paris en 1200; ce qui ne peut être vrai, puisque Jean de Saint-Amand a commenté X Antidotarium, qui ne fut composé que vers l’année 1300.

S,. Item, un livre nommé Almazor, commençant ou IIme P de la table : Finit in capite > et finissant ou penult : Glaudium. Prisé x s. p.

C’est le livre dû fameux médecin arabe Rhazès, connu longtemps sous ce nom, parce qu’il fut dédié à Almanzor, homme puissant, riche, et savant de Cordoue. La biogra- Ph ie de Rhazès a été faite ; ses œuvres ont été publiées un grand nombre de fois; nous ne nous y arrêterons donc pas. Les sept manuscrits de cet auteur, 6901 à 6907, et qui sont tous, je crois, du quatorzième siècle, portent ce titre : Almanzor, id est liber Rbazis Abubetri, sive Abubecri, filii Zachariæ ad Almanzorem decem tractatus conjtinens.

Il n’est pas probable que sous ce n° 8, Pierre Cardonnel ait possédé tout le continens de Rhasès, car le prix qui y est marqué. (10 s. paris.) seroit bien modique pour un ouvrage que la Faculté de médecine de Paris regardoit comme son plus précieux joyau, qui semble avoir été unique en 1477, et qu’elle ne prêta à Louis XI que sous la garantie d’une forte somme en vaisselle d’argent. Il est encore à peu près certain que Cardonnel l’avoit fait copier sur l’exemplaire de nos écoles.

9. Item , unes aphorismes commençant en texte ou Ilme F : Tenues , et fmissantou penult : Desiderant. Prisé, xvi s. p.

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