‹ La bibliothèque de Napoléon à Sainte HélèneChapitre 5 sur 5 · AUTOGRAPHES · texte numérisé non relu

AUTOGRAPHES

1 13 A Letter signed by Napoléon.-

1 14 Ditto ditto.

Ditto ditto.

Ditto ditto.

Ditto ditto.

Ditto ditto.

Ditto ditto- Ditto ditto.

Ditto ditto.

Ditto ditto.

iiS iiç

- Halfinson, i, 5, ».

Se vin. i, i, *.

Amould,! 2, 3.

Rimbault, i, 6, ».

Skogîï, i. 10, ».

Loaill, i. 3, ».

Peppis, i, 16, ».

Rimbolt, I, 10, ».

Drane, i, 9, ».

Thorpe, », 18, ».

Ici s'arrête le Catalogue.

Les n°* 19, 20. 30, 40, 30, 60, 69, 70, 80, 100. 120, furent supprimés à l'impression, par ordre, sans doute, du Gouvernement anglais.

Un n^ est ajouté à la main sur Texemplaire de la Bibliothèque Nationale :

€ 124. Boone, 38, 17, ». C'est un lot. »

Ce Catalogue porte encore ces indications finales :

Total de la vente. ... 399 — 9 — 6 9986 fr. 55 c

J'ai pris soin d'indiquer, à la suite de chaque article, toujours d'après le même exe'mplaire, le nom de l'acquéreur, et le prix d'adjudication en livres sterlings, en shellings et en pences.

On a ainsi la physionomie de la vente du 23 juillet 1823, dont les principaux journaux du temps ont parlé, notamment le Quérard^ le Biblio* phile français, V Amateur (t autographes^ etc

De tous ces ouvrages, neuf seulement atteignirent un prix élevé, parce qu'ils étaient annotés par l'Empereur: le reste fut acheté, par des libraires ou des amateurs, moins pour leur valeur qu'à cause de leur provenance, car il faut reconnaître, avec Quérard, que la bibliothèque venue de Sainte Hélène « ne renfermait rien de remarquable. »

Le général comte Henri Gratien Bertrand (1),

(i) Beaucoup d'objets provenant de l'Empereur Napoléon ont 6tè donnés par le général Bertrand au Musée de CbÂteauroui.

né à Chaleauroux le 28 mars 1773. est mort dans cette \-îlle le 31 jan\ier 1844, laissant cinq enfants, dont quatre fils : Napoléon, filleul de l'Empereur; Arthur, Alphonse, Henri, et une fille devenue M=« Thayer.

Sa Bibliothèque fut aussi dispersée, au moins en partie, car on rencontre souvent dans les ventes publiques des livres qui lui ont appartenu. C'est ainsi que j ai relevé récemment sur un catalogue de libraire, les mentions ci-après :

Mémoires inédits sur le xviii« siècle et la Révolution française, par M"* la comtesse de Genlis. Paris, 1825, 10 vol. in-8, portr., dem.-rel. 30 fr.

Exemplaire nyaot fait partie de la bibliothèque du géDëral Bertrand, couvert de notes curieuses, corrections et réflexions piquantes, écrites au crayon rouge par le général lui-même. On trouve à la fin le Dictionnaire des etiqveltes de la Cottr, éaglement annoté.

Mémoires sur Napoléon, le Consulat, TEmpirc et la Restauration, par Bourrienne. Paris, 1829, 10 vol. in-8, dem.-rel. anc. 30 fr.

Nombreuses notes et rectifications marginales manuscrites au crayon rouge. Ces notes sont de la main du général Bertrand. L'exemplaire provient, comme l'ouvrage précédent, de sa bibliothèque.

Mémoires d'une femme de qualité sur Louis XVIII, sa cour et son règne (par Damas-Huard,

Malitoume et de Villemarest). Paris, 1829- 1830^ 6 vol. — Mémoires et souvenirs d'une femme de qualité sur le Consulat et TEmpire. 1830, 4 voL — Ensemble 10 vol. in-8, dem.-rel. 30 fr.

Nombreuses Dotes, réflexions, additioas et corrections de la main du général Bertrand, faites au crayon rouge.

Quelques années auparavant, M. Charavay, analysait dans sa Jievue des Autographes (1868, pp. 146 et suiv.), les Notes du général Bertrand sur la Cour de Napoléon.

Il y avait longtemps qu'on ne parlait plus de Bénit, lorsque vers le mois d'août 1890, les boîtes des bouquinistes de Paris s'emplirent de livres, noircis par le feu, qui provenaient de la Bibliothèque du Palais-Royal.

De cette bibliothèque considérable, il était resté, après l'incendie de 1871, environ quatre mille volumes, en plus ou moins mauvais état, qui furent ainsi offerts, presque pour rien, aux habitués des quais.

Je pris, pour ma part, quatre-\ingts volumes environ, les plus propres, parmi lesquels la Me'thodi pour étudier V histoire de Lenglet Dufresnoy (15 v. renfermant de jolis bois gravés par Beugnet), Delphine, de ^I™« de Staël-Hostein (6 vol.). et toute une série de romans de M"« de Genlis.

La plupart de ces livres, en demi-reliure simple, avaient composé la bibliothèque du prince JérCme (i), frère de Napoléon I«S lors de la splendeur impériale; aussi, portaient-ils au dos ou sur les plats le J couronné, attribut bibliographique du Prince.

Quelques-un?, de petit format in-j8, plus élégamment reliés, (Poésies de Laiiaignant^ l8io; TJicatre des auteurs de s(cond ordre^ 1 808-9). ont sur les plats, ou un J surmonté d'une couronne de roses, ou les initiales J. C, enlacées, également surmontées d'une semblable couronne. Ce sont les marques de bibliophile du prince Jérôme, devenu roi, et celles de sa femme, la princesse Caroline de Wurtenberg.

Qu'étaient devenus ces Xwres à la mort du prince Jérôme? En tout cas, ils se retrouvèrent aux mains du prince Jérôme Napoléon (2), -son fils, qui y fit apposer, vers 1848 ou 1849, V^^^ emhcUr le prince Louis Napoléon, futur empereur, son cousin, un timbre humide, rouge, portant ces

(t) Ne le 15 Dovembre 1784. mort à Paris le 24 juÎD 18C0. Marie à Caroline de Wurtemberg, sée en 1783, morte eD 1835. Roi de Wettpbalie, du x*' décembre 1E07 au a6 octobre 1813.

(2« Josepb Charles Paul, d'abord prince dt ^f on/or f, puis prince Xc^clcou Bonaparte, yût prince XapoUon Jèrohie (surnom et pas nom , ne à Trieste le 9 septembre lEas, mort à Rome en 1891.

mots : Bibliothèque du citoyen- Napoléon Bonaparte.

Le même timbre se trouve également sur les li\-res adressés au prince Jérôme Napoléon en ses divers lieux d'exil, ou achetés par lui, et devenus ainsi sa bibliothèque particulière. Plusieurs de ceux-d ont au dos cette autre marque : N. B. {Napoléon Bonaparte)] c'étaient probablement les livres à l'usage personnel du prince. J'en possède deux de ce genre : i** Un Nouveau Dictionnaire de poche allemand-français, par Tabbé Mozin, 1817, dont il s'est ser\'i probablement pour ses études, puisqu'il offre, sur l'intérieur de la couverture, cette signature autographe : Napoléon Bonaparte; 2? les Etudes sur l'Angleterre, par Léon Faucher, 1825.

Plus tard, quand le citoyen Napoléon Bonaparte abandonna sa Carmagnole pour la toge de Sénateur, certains livres, non catalogués encore, ou nouvellement achetés, furent estampillés d'une N rouge, dont le premier jambage est surmonté d'une tête d'aigle arrachée. Vex-lidris du Prince, à partir de cette époque, est conforme à ce fer.

Tous ces li\Tes étaient en mauvaise condition; ils furent néanmoins enlroés en quelques jours, et plusieurs libraires les ont même annoncés dans leurs catalogues, à titre de curiosités bibliographiques.

Le Gaulois, d'ailleurs, avait donné réveil; de sorte qu'on vit rôder ces jours là devant les boîtes des bouquinistes les fidèles du parti vaincu, qui, eux aussi, venaient contempler, une dernière fois, les débris d'un incendie allumé par la guerre ci\île.

Dans mes courses bibliographiques, j'ai recueilli en outre, toujours à titre de souvenirs historiques, plusieurs volumes rappelant le premier et le troisième Empire. Ce sont des livres ayant appartenu en propre à Napoléon !•' {Explication des ouvrages de peinture,., exposes au Mmce Napoléon, l8o6) ou glorifiant sa personne et son règne (i); ce sont surtout des livres frappés de TAigle ou de TN Napoléoniens : ces derniers ont même un certain intérêt artistique qui doit les faire rechercher. Le temps, qui raréfie toutes choses, en fixera un jour la valeur.

Je me suis plu, aussi, à rechercher les volumes donnés en prix dans les Lycées, Collèges, Ecoles

(x] M. Loi'i$ Barrier a publié dans Z# Livre, année 2883, na trop conrt aitide tous ce titre : Les Biblioihécaires de f Empereur 4^'apelêon !«•; mais il n'y est point parlé de Sainw Hélène. — ' M. Robert Reboix, dans son livre : Les Carions d^un ancien Biblicikécûire de Marseille (1875), ^ ^^ Thistoricae des livres emportés en Ef^Tte par Bonaparte. — Enfin on tronve dans Napo- Iron, r'komtne, le politique, etc., par Antoine Giillois (1889, a vol. in*8'>), le Catalogue de la bibliethèque du Cabinet parti* culier de S. Jlf. V Empereur et Roi, aux Tuileries, et le Catalogue des livres du Cabinet de Trtanen.

ou Institutions quelconques, quand ces livres mentionnent par leurs fers, quelquefois très jolis, qu'ils sont dus à la munificence Impériale.

Du troisième Empire, j'ai notamment un certain nombre de livres, frappes du grand Aigle, qui les rend curieux et précieux, car ils ne tarderont pas à disparaître des ventes, négligés par les uns, méprisés par les autres.

Parmi tous ces livres, rappelant Tépôpée Impériale, Tun d'eux mérite surtout d'être décrit; il a pour titre : Festa del Senalo consulente per la Pace di Vienna, e pel rifonio dalla gneira di S. A. L il principe Viccrè, decrelata il giorno 4 novembre j8oç, celebraia il giorno 24 febhraio 1810, Milano, 1810, in folio.

Le livre en lui-même offre peu d'intérêt, on le voit. Mais il est revêtu d'une rehure en soie verte, dont les plats sont ornés d'une large guirlande de feuillage, brodée en argent, et, au centre, d'un grand écusson, aussi brodé en or et argent, portant la couronne antique des princes.

J'ai dit que les livres recueillis par moi en 1875 provenaient de la famille du Général Bertrand. Il se trouvait parmi eux quatorze brochures de ce fidèle compagnon d'exil (Discours aux Chambres, Programmes électoraux, etc.), ou qui lui avaient été

offerts. Je les ai réunis, respectueusement, en un volume, qui aura un jour, je l'espère, son intérêt bibliographique.

7liT

BRARIES

BRARY

3r 7 do

ys

3 blOS 005 H30 7b'»

STANFORD UNIVERSITY LIBRARIES

Page 1