‹ La bibliothèque et l'hygiène du livre;Chapitre 123 sur 125 · CHARGES ET FANTAISIES · texte numérisé non relu

CHARGES ET FANTAISIES

LE LIBELLISTE. Assis sur le siège d'un cabinet d'aisances, lit le journal de Marat.

« Chacun à ce métier Peut perdre impuiiémeut du temps et du papier. »

Médaillon rond, colorié, du diamètre de 0">,068.

LES COUCHES DIABOLIQUES. Titre que nous donnons à une eau -forte de O^^ISO de haut., sur 0'",286.

Descript. : La femme du diable, sur un lit de sangles, donne le jour aune série de petits Jacobins; une sagi-femme cornue tire de dessous les jupes de l'accouchée le quatrième nouveau-né; un diablotin^ qui lient dans ses bras un petit Jacobin, présente une timbale à la malade qui dit à son mari furieux : Hélas ! mon cher marty c'est ce coquin de Marat qui m*a violée. — A quoi répond le mari : O rage^ 6 fureur^ je suis donc cocu fié par un Jacobin.

LE SOUPER DU DIABLE. Titre que nous donnons à une eau-forte, faisant pendant à la précédente.

Descript. : Le diable, à table, dit à un diablotin : Que Von me donne pour dessert la langue de cette tricoteuse. La tricoteuse se débat contre un troisième diablotin, qui lui dit : On ne vous fera point autant de mal

458 ' DESSINS BT ESTAMPES.

que vaui en avez fait citoyenne. — La tricoteose : A moi grand saint Marat. — Dans Tâtre, rôtit un Jacobin à la broche.

(Cette dernière fait partie du Cabinet des Estampes de la Bibliotb. nat.)

TRIOMPHE DE MARAT. Caricature coloriée.

Description : Marat* à califourchon sur les épaules d*un homme du peuple, a sur la tdte une immense couronne civique; devant Harat, sur la droite* un homme joue du violon et un enfant du fifre; tous les assistants témoignent une grande joie. A gauche, devant Marat, un chanteur montre un cahier sur lequel on lit : Chanson nouvelle.

« Il n*y a qa*une âme noire qal y cootradise, Vive Marat, vive MaraU »

Un autre tient une bannière sur laquelle est écrit :

« Jugemeot da tribunal rérolotionnaire qui déclare PACL MARAT innocent, et ordonne quil sera mis sur-le-champ en Uberté.»

Pour titre explicatif au bas de l'estampe :

« Immortel défenseur du peuple et de ses droits Il terrassa les grands et renversa le trOne, Fénda rÊgalité sur la chute des rois.

De la vertu civique offlrons lui la couronne. »

Si nos souvenirs sont exacts, cette pièce, sur laquelle nous n'avons pas pris d'autres renseignements, doit appartenir au Cabinet des Estampes de la M)Uoth. nat.

PAUL BAUDRY. Auteur d'une composition exposée au Salon de 1861, représentant l'Assassinai de Marai.

Charge publiée dans l'Album du Gaulois, représentant l'artiste en caleçon de bain ayant à ses pieds un

CÂRICATURB8. 469

canard, expression du jugement public sur son tableau. A gauche, une charge de Marat assassiné dans le bain* Au fond, sur un chevalet, autre charge d*un tableau de l'artiste.

Grav. sur bois, signée Hadol. — Gillot.

« MARAT s'étant plaint de ce que son bain était trop chaud, Charlotte Gorday te refroidit* — Admirons dans ce tableau, en même temps que les tons chauds de la peinture, le sang-froid de Thérolne. Quel beau coup I » (Le couteau, démesurément long, traverse Marat et la baignoire de part en part.)

Gravure coloriée, reproduisant en charge le tableau de Paul Baudry. — Hauteur, 0«,132 sur 0-,100.

MARAT met Charlotte Corday en pénitence dans un coin pour lui apprendre à venir déranger les gens quand ils sont au bain.

Autre charge du tableau de Paul Baudry, qui semble avoir été publiée dans te Charivari.

Gravure sur bois de 0«,068 sur 0«,068.

ALFRED BOUGEART. Portrait-charge, par Et. Carjat. 1860. — Assis dans son cabinet, l'auteur du livre intitulé Maraty l'ami du peuple, et de Daniony fume tranquillement sa pipe.

Dessin au fusain, rehaussé de blanc. — Hauteur, 0-,490 sur 0",320.

Page 1