CLV. — Titre, etc., idem. — Vendredi 14 mai
(Extrait du sommaire) : Riflexions SUT Us attentats des aristocrates de la ville de Nisme. — Division entre les légionnaires de cette ville et le régiment de Guienne.
Imprimerie Marat. — In^ de 8 p.
CLV (S""*). — Titre, etc., idem. — Vendredi 14 mai 1790. ( extrait du sommaire) : Discussion dc V affaire des patriotes de Marseille^ et réflexions de l'Ami du peuple^ etc.
Imprimerie Marat. — In-8 de 8 p.
CLVi. — Titre, etc., idem. — Samedi 15 mai 1790.
(Extrait du sommaire) : Intelligences criminelles des officiers de la Cour de la Monnoie avec M. Necker. — Conduite affreuse du District des filles Saint- Thomas.
Imprimerie Marat. — In-8 de 8 p.
CLVI (2"*j. — Titre, etc., idem. — Samedi 15 mai 1790.
(Extrait du sommaire) : RéfleXlOnS dc t Ami du pCUplc
sur les fourberies des ministres, — Réflexions de l'Ami du peuple sur le compte présenté à la Commune^ etc.
Imprimerie Marat. ~ In>8 de 8 p.
€Lvn. — Titre, etc., idem. — Dimanche 16 mai 1790.
(Extrait du sommaire) : Du manifeste séditieux des soi-
DU JOURNAL DE MARAT. m
disant catholiques de Nimes. — Projet de décret contre le monopole du numéraire. — Demande de i4 vaisseauxy etc.
Imprimerie Mant. — Id-8 de 8 p.
CLVii (2"'). — Titre, etc.. idem. — Dimanche 16 mai 1790, (Bxtrait du sommaire) : Dénonciation du cardinal de Loménie de Brienne^ archevêque de SenSy ancien premier ministre, par F Ami du peuple.
Imprimerie Ifarat. — in-8 de 8 p.
CLViii. — Titre, etc., idem. — Lundi 17 mai 1790,
(Bxtrait da sommaire) : Suitc dc la dénonciation du car^ dinal de Loménie de Brienne, ex-premier ministre, par VAmi du peuple. — Réflexion importante au bonheur de la nation.
Imprimerie Marat. -- In*8 de 8 p.
CLViii (2"*). — Titre, etc., idem. — Mardi 18 mai 1790.
(Bxtrait du sommaire) : SuitC dc la disCUSSion SUr la
. fMtre du ministre de la Guerre. — Députation du Chdtelet à l'Assemblée nationale.
Imprimerie Marat. — Iq-8 de 8 p.
CLix. — Titre, etc., idem. — Mardi 18 mai 1790.
(Bxtrait du sommaire) : Dénonciation du sieur Manuel, administrateur de la police, pour la partie de la Librairie, par VAmi du peuple. — ... Lettre à t Ami du peuple. — Réponse de M. Marat.
Pages 6 à 8 : Lettre a l'Ami du peuple :
« Monsieur, est-ce bien vous qui êtes l'Ami du peuple, et le vrai Marat? Pardonnez-moi d'en douter. Je vous prie de me l'apprendre. Vous êtes né pour éclairer vos concitoyens. Il vous en coûtera peu de me satisfaire ; je ne suis pas un de vos abonnés.
Cependant j'achète tous les jours votre feuille, et je lis avec plaisir ce qu'elle contient.
a Quelle a été aujourd'hui ma surprise de voir entre les mains de quelqu'un un Journal intitulé comnae le vôtre, mais bien différenmient conçu. Je vois un écrivain incendiaire crier aux armes. Ce plat folliculaire sans génie et sans style nous dit que le 17 de ce mois la capitale devait être le théâtre de la contre-révolution et le commencement de la guerre civile...
« Paris, 17 mai 1790.
« Lestage, étudiant en chirurgie. »
Réponse de M. Marat.
« M. Lestage ne s'est point trompé. Dn ex-avocat sans lumières et sans littérature contrefait ma feuille. Au lieu de parler à Tesprit et à la raison des lecteurs, il imagine des faits capables de faire tourner la cervelle aux vieilles femmes. Tout homme sensé méprise ses causes incendiaires, et les sots s'en amusent. Je préviens M. Lestage qu'il reconnaîtra ma feuille à mon style, aux vérités authentiques que j'annonce et à ma dernière note. »
Note de l'Auteur (de ce faux Ami du peuple).
« Je déclare qu'un ex-avocat famélique a eu l'impudence d'avertir le public dans sa feuille incendiaire qu'il était le vrai Marat. Tous ses lecteurs ont reconnu, à la première ligne de son premier numéro, son audacieuse imposture; il a escroqué l'argent des sots, en annonçant qu'il était moi. Ce dol ne lui a
point réussi. Je l'invite à ne point me singer, s'il ne veut pas passer pour un escroc lui-même. »
Imprimerie Marat. ~ In-8 de 8 p.
eux (2"'). — Titre, etc., idem. — Mercredi 19 mai 1790. (Extrait d« lomBaire) : Adresse sur la discussion sur le droit de faire la paix ou la guerre. — Protestations de plusieurs habitants de Nismes.
Imprimerie Marat. — Id-8 de 8 p.
CLx. — Titre, etc., idem. — Mercredi 19 mai 1790.
(Extrait d« sommaire) : Dénonciation de la conduite
des MinisireSy par F Ami du peuple. — Portraits de
La Luzerne^ de Saint-Priesty de la Tour^u-Pln
Paulin, de Farchevêque de Bordeaux, de Montmorin.
Imprimerie Harat. — In-8 de 8 p.
ctx (2'"*), — Titre, etc., idem. — Jeudi 20 mai 1790.
(Extrait du lomniaire) : Suite de la discussion mr le droit de faire la paix ou lu guerre. — Réflexions de tAmi du peuple sur la justice que le peuple a faite à Valence, etc.
Imprimerie Marat. — Id-8 de 8 p.
CLXi. — Titre, etc.. idem. Jeudi 20 mai 1790.
Vitam impeadere vero.
A It A 1'. J i I
(Bxtr. dm som.) : ^" ^ Lettre plaintive et
touchante à M. Marat, par un citoyen opprimé. — Réflexion de F Ami du peuple.
Page 1 : (( Un nommé Grand, soudoyé par les aristocrates de THôtel-de- Ville, et notamment par le
194 FAUX NUMËRaS
sieur Bailly, a eu l'impudence de faire un Ami du peuple pour escroquer l'argent du public, en imprimant qu'il était le seul vrai Uarat. Je préviens que sur la première feuille de tous mes numéros j'apposerai le même cachet et la même devise, pour qu'il ne prenne pas fantaisie à des ignorants et à des calomniateurs de m'imiter. »
In^rimerie Mant. — Id-8 de 8 p.
CLxi (2'"'). — Titw, «te., idem. — Vendredi 21 mai 1790. (Extrait dn ■omaMirt) : Nouvelle trahisùfi du Minisire de la Guerre. — Affaire de M. d'Anton. — Séduc-tion des grenadiers du régiment de Touraine. — Réflexions de l'Ami du peuple^ etc :
Page 8 : « Avertissement de l'Ami du peuple : Cl Le public pourra enfin distinguer à l'avenir ma feuille de celle de l'écrivain des Gharmiers qui rimite. Il vient d'y apposer un cachet qui fera connaître son ignorance et sa friponnerie. »
cLxii. — Titre, etc., idem. — Samedi 22 mai 1700.
TiUm ifl^>eiideTe Teroi
(B»tr. du som,) : ^^ -^ Grande découverte
d'un complot et d'une assemblée nocturne dans le donjon du château de Vincennesy etc.
Page 1 : « Un je ne sais quel polisson a été rendre plainte contre moi, et a obtenu des ordres (on n'en soupçonnerait jamais de semblables envers un citoyen.
et surtout envers un citoyen domicilié) pour arrêter rimpression de ma feuille. Il a en conséquence fait fouiller nocturnement vingt imprimeries (le scélérat les conduisait de nuit, car de jourl... non» il est impossible que des citoyens ayent jamais consenti à une pareille inquisition envers un galant homme qu'ils ne connaissent pas assez); et il présidait luimême aux alguazils. (Un homme détenu dans les liens d'un décret, conduii'e lui-même une patrouille I Res mirabile visul) Il présidait lui-même; ses recherches ont été vaines, parce qu'il s'est précisément adressé aux imprimeurs qui ne travaillent et ' n'ont jamais travaillé pour moi. Enragé de ne point trouver mon ouvrage (qu'aucune puissance humaine n'aurait pu saisir sans injustice, même sous presse), il a pris le parti de soudoyer des gens pour arrêter mon n^ du 21. Un nommé Grand, aussi mauvais soldat qu'indigne citoyen, et un ex-avocat famélique, soudoyé par les aristocrates de l'Hêtel-de- Ville... ont eu l'impudence de produire un Ami du peuple.
J'apposerai toujours le même cachet et la même devise, pour que les calomniateurs ne m'imitent plus. Et je somme les sieurs Grand et Vaudin de se trouver demain à trois heures précises au café du Caveau, au Palais-Royal, où je confondrai leur imposture. »
Imprimerie Marat. — In-S de 8 p.
CLXii (2»'). — Titre, etc., idem. — Samedi 22 mai 1790. (Extrait da sommaire) : Nouvelles déprédotiom dévoi' lées. — Infâmes protcsiatiom des moines et des pribendiersy el menaces occasionnées par la religion. Imprimerie. Marat. — Id-8 de 8 p.
496 FAUX NUMÉBOS
CLXiii. — Titro. «te., idem. — Samedi 27 mai 1790.
(Bztimit dn ■ommaira) : DlSCUSSîOn SUT la fomUition du
Tribunal de cassation. — Nouvelle procUmwîion de la Loi martiale. — Réflexions de VAmi du peuple.
Page 8 : « AvERTissEifENT de L'Am mj Peuple.
a Des affaires importantes ne m'ont pas permis de faire parattre ma feuille depuis samedi 22 mai ; en revanche, mes lecteurs ont été régalés des numéros de rimposteur qui signe mon nom, dont l'imprimeur est J. Grand, et qui, après avoir surpris sur une fausse lettre la bonne foi de M. Manuel, a essayé de surprendre celle du public. Mais personne oe s'y est laissé tromper, car il est difficile de cacher si bien de longues oreilles qu'il n'en passe pas un bout. »
Imprimerie Marat. ~ In-S de 8 p.
CLXI7. — Titre, etc.. idem. — Mercredi 26 mai 1790. (Extrait da lomiiiaire) : Assemblée notionolt. — Nou-velle intrigue de F abbé Maury pour faire dissoudre r Assemblée nationale.
Imprimerie Marat. — In-8 de 8 p.
cLxiv (2"*'). — Titre, etc., idem. — Dimanche 80 mai 1700. (Extrait da sommaire) : Affairé de Marseille. — Con-viction de Bezenval et du prince de Lambesc. — Avertissement de VAmi du peuple.
Page 8 : « Avertissement de l'Ami du peuple.
« L'imposteur qui a pour imprimeur J. Grand, et qui a l'impudence de signer mon nom, a eu beau' jeu ; mais aujourd'hui, muni de deux presses et de meilleurs caractères, ma feuille paraîtra exactement tous les jours. »
Imprimerie Marat. — Id-8 de 8 p.