‹ La bibliothèque et l'hygiène du livre;Chapitre 80 sur 125 · DU JOURNAL L'AMI DU PEUPLE · texte numérisé non relu

DU JOURNAL L'AMI DU PEUPLE

cette feuille traitèrent avec M. de La Rochejaquelin pour lui réserver la troisième page.

L'AMI DU PEUPLE, journal politique quotidien. — Directeur : A. Vermorel.

Première année. N*» 3. — Vendredi 28 avril 1871.

« Parit 27 avril.

m Mon cher ami,

« Je me rends à vos bonnes raisons, et surtout à Tévidence.

« Je voulais faire une publication analogue à celle du Courrier de Provence, de Mirabeau, des Lettres de Robespierre à ses commettants, de VAmi du peuple, de Marat! Moins un journal qu'un discours quotidien au peuple, un compte rendu présenté au jour le jour à mes électeurs du mandat qu'ils m'ont conflé.

(( Mais puisque le public veut un journal, faisons donc, — ou plutôt, — faites un journal... Toute ma participation consistera à vous envoyer tous les deux ou trois jours des Lettres à mes électeurs... »

A. Vermorel.

Paris. — Imprimerie Dabuisson et C**, rae Coq-Héron. — (Grand in-folio piano, imprimé recto verso.)

POUR LA PLUPART PUBLIES SOUS LK NOM DE MARAT, OU LE TITRE DE l'AMI DU PEUPLE, ET TOUS ATTRI-« BUES A MARAT.

Nous ne saurions trop prénnunir les bibliographe9 contre l'entraînement irréfléchi des bibliophiles et des libraires qui se laissent prendre aux faux écrits publiés sous le nom de Marat, aux homonymes de l'ami du peuple, aux pamphlets politiques ou satiriques, publiés au cours de la Révolution française; qu'ils sachent que leurs erreurs, pour la plupart, servent de véhicule à la malignité, toujours armée contre Marat, qu'elles blessent la vérité, outragent la mémoire de Tami du peuple ou corrompent les sources de l'histoire.

Pour montrer jusqu'oîi peut aller l'aberration dans ce genre, signalons entre tous M. Paul Lacroix (bibliophile Jacob), qui a écrit : n Nous sommes certain qu'il reste à découvrir une multitude d'écrits satiriques et polémiques publiés par Maral sous le voile de l'anonyme, notamment contre Necker, la reine Marie-Antoinette et l'abbé Maury. »

A cette certiludcy qui décèle une ignorance ou

une mauvaise foi peu commune, opposons seulement ici un avertissement de Marat, reproduit vingt fois de mai à juin 1790 :

a Après tant de faux écrits publiés sous mon nom depuis près de trois ans; après tant de faux écrits répandus sous mon nom dans tout le royaume; après tant de faux écrits colportés sous mon nom dans tous les coins de la capitale ; en voyant ceux mêmes dont s*étayent mes accusateurs, distribués gratis par des gens à la livrée du prince, entre-t-il dans Tesprit qu'ils n'aient pas mis en question s*ils étaient réellement de moi?. . . » {L'Ami du peuple, n*,650, lundi 14 mai 1792.)

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