II. — Tbaités
Les traités relatifs aux Pays-Bas que nous avons trouvés à la Bibliothèque nationale sont ceux que les princes des maisons de Bourgogne et d'Autriche conclurent avec les rois de France, à commencer par le traité d'Arras du 21 septembre 1435 et à finir par le traité de Vervins, et de plus la. trêve de 1609 dont il est parlé ci-dessus.
Tous ces traités, à l'exception peut-être de ceux que nous allons indiquer, sont connus depuis longtemps : nous avons cru devoir néanmoins les faire figurer dans notre travail, comme nous lavons fait pour d'autres documents qui ont aussi vu le jour.
Les seuls qui soient restés inédits (si nous ne nous trompons) sont :
La trêve de dix jours conclue à Lens le 8 septembre i i77 ' ;
Le traité de Breda, du 14 juillet 1526, entre l'archiduchesse Marguerite, régente des Pays-Bas , et la duchesse d'Angoulême ' :
Page 28.
Pace 5i.
IV PKEFACE.
La convention de la Fère. du 23 octobre 1558. entre la reine Marie, sœur de Charles-Quint, et François l"'.
Les dépêches des ambassadeurs sont, à juste titre, placées au premier rang des documents qu'il importe aux historiens de consulter. Elles ne mettent pas seulement dans leur vraie lumière les relations politiques qui existaient entre les Etats dont les ambassadeurs étaient les représentants et les cours auprès desquelles ils étaient accrédités, mais elles dévoilent aussi les intrigues dont ces cours étaient le théâtre, les influences qui y dominaient; elles fournissent des indications précieuses sur le caractère des princes et de leurs ministres. En outre, à une époque où les gazettes n'avaient pas été créées encore, c'est dans les dépêches des ambassadeurs qu'il faut le plus souvent chercher des détails sur les événements publics et sur une foule de faits qui, sans avoir d'importance politique, présentent cependant un certain intérêt, tels que les cérémonies olficielles, les fêtes, les nominations aux charges principales de lEtat, le départ et l'arrivée de personnages éminents, la réception de ministres étrangers, etc. Aussi avons-nous curieusement recherché, à la Bibliothèque nationale, les correspondances des diplomates qui furent envoyés aux souverains el aux gouverneurs généraux des Pays-Bas.
Comme on le verra, ce dépôt en renferme un assez grand nombre : mais il n'y en a pas d'autres que d'ambassadeurs des rois de France.
iNous faisons connaître, dans ce volume, celles
I. Du S"^ DE LA Roche-Beavcolrt, ambassadeur de François I*"^ auprès de Charles-Quint, dans les années fol8 et lol9:
Paiîe 35.