Légende de Ste. Marguerite (XV e siècle
Ste. Marguerite garde aux champs les brebis de sa nourrice et file sa quenouille. Olibrius, gouverneur d’Antioche, épris de sa beauté, la demande en mariage — Il la fait conduire dans son palais, où il siège sur un trône — Ayant refusé d’adorer les faux dieux, Ste. Marguerite est jetée en prison, mais l’Esprit Saint l’y console — Attachée, les bras en croix, nue jusqu’à la ceinture, elle est déchirée avec des ongles de fer — La Sainte, ayant demandé à Dieu quel ennemi elle avait à combattre, voici qu’elle aperçoit dans sa prison un dragon qui vomit l’infection, mais elle fit le signe de la croix et il disparut. — Dépouillée de ses vêtements, elle est mise dans une chaudière que l’on chauffe avec du bois; un ange lui apporte la palme du martyre. — Sortie de cette épreuve sans douleur, elle est condamnée à être décapitée; son bourreau tombe à la renverse. — Les malades accourent à son tombeau et y suspendent des ex-voto, en signe de guérison.
Au centre du panneau, Ste. Marguerite debout, en robe bleue et manteau vert fleuronné d’or, foule aux pieds le dragon infernal qu’elle dompte par la vertu de la croix et bénit la donatrice du tableau, agenouillée à ses pieds.
. En haut, le Christ, sortant du tombeau et entouré des instruments do la Passion, a ses mains baisées par la Ste. Vierge et S. Jean.
Aux écoinçons, Annonciation.