CHAMBRES BORGIA
Ces chambres doivent leur nom au pape Alexandre VI, qui les fit construire et décorer, en 1494, les habita et y mourut.
Elles contiennent maintenant les bibliothèques Cicognara et Mal. On en comptait sept autrefois. Actuellement elles sont réduites à six. L’architecture en est des plus simples, parce que toute l’ornementation devait être abandonnée au pinceau du plus suave des peintres de la Renaissance, qui, pieusement inspire, y a tracé, avec un prodigieux talent, des pages d’un haut enseignement théologique.
Les admirables fresques de Pinturicchio représentent en effet les prophètes et les sibylles qui prédisent la venue du Messie, les apôtres chantant le Credo, la vie de N. S. et de la Ste. Vierge, les patrons que le pape aimait à invoquer, les arts libéraux et le système planétaire.
On entre à l’appartement Borgia par deux chambres, pleines de livres et dont le plafond porte les armes de Grégoire XVf qui les a restaurées.
Les portes sont en bois sculpté aux armes de Leon X : d'or, ô six tourteaux (1) disposés en orle; le i en chef, d’azur à trois fleurs de lis d’or et les autres de gueules, qui est Médicis.
J’indique ici, une fois pour toutes, les armoiries d’Alexandre VI et les emblèmes qui lui étaient personnels.
Son écusson se blasonne : Parti : au l , d’or à une vache passante de gueules, accornée d’azur , sur une motte de sinople ; à Varie d'or, chargé de six flammes d’azur, qui est Borgia : au 2, fascé d’or et de sable, qui est L'înzuola.
Les emblèmes sont : une couronne radiée sur champ de sinople et des flammes de sable sur champ de gueules.
(1) Les sculpteurs ont toujours donné à ces tourteaux la forme de boules.