BORGIA
PP. VI FVNDAVIT
La retombée des voûtes se fait sur des culs-de-lampe en forme de chapiteaux.
Aux lunettes de la voûte, sont peints les apôtres et les prophètes, à mi-corps et groupés deux par deux, une banderole en main.
Une tradition fort respectable, puisqu’elle a été acceptée par le liturgiste Guillaume Durand et le grave annaliste Baronius, rapporte que les apôtres, avant de se séparer, composèrent un symbole de la foi catholique qu’ils allaient prêcher au monde entier. Chacun d’eux fit son article, aussi y en a-t-il douze autant que d’apôtres.
La voûte a beaucoup souffert; on a dû en conséquence l’étayer d’un arc-doubleau, qui coupe la chambre en deux et a motivé l’enlèvement de quatre personnages. De plus, certaines inscriptions sont devenues illisibles ou ont complètement disparu. Heureusement, il m’a été possible de combler les lacunes à l’aide des statues d’apôtres qui garnissent l’intérieur de la coupole de l’hôpital du S. Esprit.
Pinturicchio a mis un prophète en regard de chaque apôtre pour montrer clairement l’alliance des deux Testaments, l’ancien n’ayant été que la figure du nouveau. Cet exemple est unique à Rome. Aussi, à mon grand regret, ai-je dû, pour ne pas laisser vides les banderoles que ne pouvaient compléter des monuments contemporains et analogues, recourir à une peinture de l’ancienne Belgique. (1)
L’apôtre S. Pierre :