VERRES DORÉS DES CATACOMBES
Les verres dorés, dont on n’a conservé que le fond, arrache à la chaux qui les fixait aux locules des catacombes, datent des 111 e , IV e , V e et même VI e siècles. Ils servaient aux agapes que faisaient les fidèles lors des sépultureset des anniversaires (1).
• U est aussi V emblème du chrétien, selon cette parole de Terlullien :
» Nos pisciculi secundum \jOvv nostrum Jesum Christum. *
» L'image du poisson rappelle les eaux du baptême, où les fidèles sont régénérés et acquièrent la vie spirituelle de la grâce , comme le poisson est engendré dans l'eau et ne peut vivre hors de cet élément . » (Nouv. élém. de diplomatique.)
(1) Origène fait voir comment la charité envers les pauvres , le besoin de reprendre des forces pour les prêtres qui avaient, mené le convoi, la consolation des familles, avaient autorisé les repas funèbres. Dans les premiers temps, ils se tenaient avec tant de réserve et de modestie , que l'on permettait de les servir dans l'église même . Mais bientôt, les désordres et la superstition s'y mêlant , S. Ambroise s'élève contre eux .
O 'étaient des coupes ordinaires, appropriées aux usages domestiques. De là un grand nombre de sujets exclusivement profanes. Rien ne prouve que ce soient des calices pour le saint sacrifice, quoiqu’accidentellement parfois ont ait pu les affecter à cette desti nation.
La feuille d’or, qui dessine les sujets, est appliquée entre deux verres blancs, comme un paillon , et gravée.
Or ces vases reproduisent des scènes de l’ancien et du nouveau Testament, le Christ, les apôtres et les évangélistes, les saints et d’autres motifs iconographiques que j’ai groupés sous des titres communs pour en faciliter l’étude.
-On consultera avec fruit les deux ouvrages suivants qui sont classiques sur la matière:
Buonarroti. Osservazioni sopra alcuni frammenti di Vcisi
S . Augustin reprend à ce sujet jusqu'à sa mère Ste . Monique, qui portait des aliments sur les tombes des martyrs. Ecrivant à V évêque Valère, son pi 'èdècesseur , il V engage à faire la même défense. Mais la raison principale qui excita ces esprits éminents à combattre et à supprimer cet usage', ce fyt la crainte que des hommes ignorants ne revinssent par là à la superstition païenne. Les païens mettaient du pain, du vin et d’autres aliments sur les tombes , à. l'intention de satisfaire les dieux infernaux , quelquefois pour aider le moi't dans les faiblesses du terrible passage : « Resurge ta, comede et bibe, * disaient-ils en l'appelant . Personne ne touchait à ces mets consacrés. Les Romains appelaient ces repas silicernia, et di • soient qu'ils avaient pour objet de consoler les vivants et d' honorer les morts.
Menochius parle de l'usage de laver les corps avant do les ensevelir. Cette première purification préparait à l'onction et à l'embaumement. Berlendi s'étend sur les anniversaires et l ’s banquets funèbres. Là se rassemblaient non seulement les parents, mais les amis et le clergé qui avait assisté à la cérémonie funèbre . C'est ce qui donna occasion à Hincmar de Reims de faire ce statut : * CJt nul lus presbyterorum ad anni- * versariam diem, vel tricesimam tertiam, vel septimam alicujus » defuncti se inqbriare præsumat. • L'évêque Guibert , pour enlever jusqu'à l'occasion de ce scandale, défendit à toute personne de son clergé de prendre place à ces repas. •
antichi di vetro ornati di figure, trorati ne ’ cimiterj di Borna. m-4.° Firenze , 1716.
Garrucci, d. (i d. G. Vetri ornati di figure in oro, tro vati nei cimiteri dei cristiani primitivi di Borna, con una agcjiunta : Descrizione dei vetri ornati di figure in oi'u, apport, en. a T . Capobianchi. in- fol. Borna, 1858, et 4.°, 186-2.
Ancien Testament .
2o. Adam et Eve, au pied de l'arbre fatal, voilent leur nudité. . . . coram .pie
26. Sacrifice d’ Abraham : Isaac a les yeux bandas, zeses | cvm
TVIS I SPES I HILARIS.