Inscription sur un fond de coupe
Patènes liturgiques et émaux bleus .
Les patènes de verre, dont parle Anastase-le-Bibliothécaire, au pontificat du pape S. Zéphyrin, à l’an 203, étaient de grands plats de verre blanc, dans lesquels l’artiste avait incrusté, pendant la fusion, de petits émaux bleus, historiés de feuilles d’or gravé. Une patène de ce genre, publiée par le chevalier J.-B. De Rossi (But. d'arch. chrét. déc. 1864), existe encore à Cologne et c’est par elle seulement que nous savons l’usage de ces petits émaux si multipliés dans le Musée chrétien. Chaque médaillon ne contenant qu’un seul personnage ou un seul objet, il faut réunir plusieurs de ces médaillons ensemble pour avoir le sujet complet. C’est ainsi que les trois enfants hébreux de la fournaise sont répartis sur trois médaillons, et que Daniel occupe un médaillon, tandis qu’il en faut deux pour les lions de la fosse où il fut jeté. On risquerait donc une interprétation erronée en jugeant chacun de ces médaillons isolément et sans connexion entr'eux.
Les sujets sont empruntés aussi bien au Nouveau qu’à l’Ancien Testament.
Par les derniers numéros, de 144 à 150, on voit que ces médaillons ronds, teints en bleu dans la masse, entraient aussi dans la composition de vases profanes.
132. Arbre et serpent. Evidemment il s’agit ici de la tentation du premier bomme.