S. Jean-Baptiste, statuette en ivoire
340. Descente de croix découpée à jour sur une feuille d’ivoire, d’après un dessin de Michel-Ange. Le cadre d’ebène est rehaussé des instruments de la Passion tenus par des anges, en argent.
344. La Mort, tête d’ivoire: d’un côté la tête d’un homme qui vient d’expirer et a la bouche encore ouverte ; de l’autre un crâne décharné, d’où sortent des serpents et un crapaud.
342. Absalon pendu par les cheveux à un arbre et percé d une lance, ivoire.
Ivoires douteux ou faux.
313. Ivoire curieux, mais d’une détestable exécution, daté à la bordure 1247 (4). Le Christ, assis dans une auréole 5û.f,'3 soutenue par un Chérubin et un Séraphin, chervbin, séraphin, la tête entourée d’un nimbe crucifère, dont les croisillons sont gravés au mot rex, bénit à la manière grecque et porte sur une tablette : ego svm resvrreccio
(1) Ou l’ivoire est faux, ou la date est apocryphe , car le style est beaucoup plus ancien, carolingien peut-être. Gori l’a publié et décrit.
et vita. Il est assisté de S. Gervais, gervasivs, et de S. Protais, pnoTAsrvs.
314. Couverture d’évangéliaire en os sculpté, avec applications de cuivre émaillé (style du XII e siècle). Au centre est l’ange de S. Mathieu; tout autour, prophètes et évangélistes ainsi nommés ou désignés :
S. Marc — enoc pp — david — S. Jean — abram pp — elias pp — isaià pp — S. Mathieu — danie — ionà pp — S. Luc — ZACARIA — SOLI DEO ON — IACOB PP.
Sur l’autre feuille, l’Agneau pascal, tenant le livre apocalyptique entre les pattes de devant, est entouré, aux quatre angles, des symboles des quatre évangélistes et des Vertus dans cet ordre : Hum ilité — Espérance — Science de Dieu — Tempérance — Victoire — Charité — Foi — Douceur — Force et Justice (i)
315. Couverture de livre en ivoire sculpté et découpé à jour. Sur un des plats, Crucifixion à laquelle assistent le soleil, à tête radiée, et la lune coiffée d’un croissant; aux quatre angles, les symboles des évangélistes; tout autour les douze apôtres. Sur l’autre plat, la Vierge et l’enfant Jésus, accompagnés de deux séraphins à six ailes posés sur une roue; tout autour, anges et saints, dans des médaillons circulaires.
Cet ivoire, conçu dans le style du IX e siècle, est non moins faux que le précédent, tous les deux œuvres d’artistes modernes maladroits et peu intelligents, qui ont vieilli l’ivoire avec de la couleur.
Ivoires , d'après les Inventaires.
Les anciens inventaires mentionnent souvent l’ivoire, taillé par feuilles séparées ou réunies en forme de vase et de coffret.
De Angelis cite ce texte de la basilique de Ste. Marie Ma-
(i) Il n’est peut-être pas de motif plus souvent répété que les Vertus dans les églises de Rome. Cette représentation serait de toutes la plus ancienne , si l’ivoire était authentique.
, jeure : « Duæ tabulœ eburneæ cum muîtis figuris. » et le complète par la description de quatre cassettes d’ivoire :
« Unum vas eburneum elevatum, ornatum argento deaurato cum pede seu basi argentea in quo conservantur multæ reliquiæ diversorum Sanctorum, videlicet Apostolorum, Marlyrum, Conîessorum et Virginum.
« Capsa una de osse seu ebore in qua est quædam capsa de marmore cum cooperculo etiam de marmore et plena de reliquiis Sanctorum, cum quodam vitro desuper ut videri possint et non tangi.
• Una capsa de ligno cooperta osse seu ebore, in qua stant multæ Sanctorum reliquiæ sine scriptura.
• Una capsula eburnea plena reliquiis Sanctorum et Sanctarum, inter quas leguntur reliquiæ S. Praxedis. »
Rasponi, en décrivant le Saint des Saints, parle ainsi d’un ooffret-reli quaire qui y était dépose : • In capsula eburnea multæ reliquiæ diversorum Sanctorum conduntur. »
La basilique de Latran et l’église de S. Marc possèdent chacune une cassette d’ivoire sculptée de personnages en relief. Quoique l’iconographie en soit complètement profane, des reliques y sont conservées. Les sujets, empruntés aux romans de chevalerie, représentent pour la plupart des scènes d’amour et autorisent à supposer que, dans le principe, ces coffrets servirent à renfermer les présents de mariage. Ces petits meubles offrent d’autant moins d’intérêt qu’ils ne sont pas antérieurs au XV e siècle et qu’on en trouve fréquemment de semblables dans le commerce,