‹ La Bibliothèque Vaticane et ses annexesChapitre 72 sur 205 · Christ de crucifixion (XïI e -XUI e siècle · texte numérisé non relu

Christ de crucifixion (XïI e -XUI e siècle

451. Christ, en émail cbamplevé, percé de quatre clous, ceint d’un jupon bleu et à yeux saillants (XII e siècle). -

452. Crucifix émaillé *. les pieds sont percés de deux cIoub et appuyés sur un support.

453. Croix en cuivre, gravée aux emblèmes des évangélistes ainsi disposés :

aigle

ange lion

bœuf.

Le Christ occupe le milieu : il est nommé IC XC et percé de quatre clous ( X!I e -XlII e siècle ).

454. Croix gravée : au centre, Jésus crucifié, xo, oi; en haut, l’aigle de S. Jean; à droite, le bœuf de S. Luc; à gauche, le lion de S. Marc; en bas, l’ange de S. Mathieu (commencement du XIII e siècle).

455. Christ de crucifixion, à couronne sur la tête, yeux saillants, jupon bleu bordé de blanc (1), quatre clous aux pieds et aux mains; émail cbamplevé du XIII e siècle.

(1 ) Le linge qui couvrit sur la croix la nudité du Sauveur est le voile même de la Ste. Vierge. On le conserve dans la basilique de S. Jean de Latran.

1156. Crucifixion de J.-C., les pieds percé? de quatre clous (4) : assistance de la Vierge et de S, Jean; bordure feuillagée. Remarquable peinture sur verre du XIII e siècle.

457. Christ de crucifixion, couronné, yeux saillants, brtp droits, jupon émaillé de bleu, deux clous aux pieds appuyés sur un support (XIII e siècle ).

458. Christ de crucifixion, percé de trois clous, la tête. ceinte d’un bandeau et inclinée (fin du XIII e siècle). , u i

459. Autre Christ, à tête inclinée et les pieds pprcés de trois clous (XIII e siècle).

460. Croix, arrondie aux extrémités et à l’effigie de l’Agneau pascal versant son sang (XV e siècle).

461. Croix pattée (XVI e siècle). D’un côté est cette inscription crvx victorialis; de l’autre, deux cavaliers, armés du glaive et de la croix ( S, Pierre et S. Paul? ) mettant en fuite l’armée d’Attila. Une croix semblable existe au Musée de Naples.

Baronius, à l’an 752 de ses Annales, parie d’une croit de métal que le pape Etienne III donna à la basilique de S. Paul. D’un côté étaient gravées ces paroles :

CRVX ROMANORVM VICARIA . ROMANORVM ARMA . ROMANO- RVM FORTITVDO.

De l’autre :

IMPRRAT IN SAECVLA . REGNAT IN AETERNVM . CHRISTVS

DEI TOIVS V1NCIT . IVBAR REGNI ROMANORVM . STEPHANVS TVNIOR FECIT (2).

(1) Avant la seconde moitié du XI IF siècle, les pieds du Cltrist sont percés de deux clous ; plus tard, ils sont superposés et percés d'un seul clou.

Il existe à Home deux clous de la Passion; l’un est conservé à Ste. Croix de Jérusalem, l’autre à Ste. Marie in Campitelii.

(2) Sixte V, par allusion à 'la croix qui surmonte l’obélisque du Vatican, a fait graver sur le granit de la base cette inscription triomphale :

' •’ — ‘ " Croix de procession.

»’ ' -i;rr ’ •*» < * - J*. u\ t

462. Croit processionnelle en cuivre doré, émaillé et repoussé ( XIV e siècle ). Le Christ en croix est accompagné des quatre évangélistes, de la Ste. Vierge, de S. Jean et d’Adam qui ressuscite. Au revers, le Christ bénissant entre l’aigle de S. Jean, en haut; le bœuf de S, Luc, à droite; le lion de 5. Marc, à gauche, et l’ange de S. Mathieu, en bas.

463, Cçoix processionnelle en cuivre repoussé et émaillé (XV p

. siècle). * '

Jésus-Christ crucifié y est accompagné, en haut, d’un ange tenant une lampe allumée dans chaque main pour symboliser le soleil el la lune; à droite, de la Ste. Vierge; à gauche, de S. Jean; en bas, d’Adam ressuscité par le sang du Sauveur.

Au revers, J.-C. triomphant bénit et pose le livre de Aie sur son genou. Au sommet de la croix, l 'aigle de S. Jean ; au croisillon droit, le bœuf de S. Luc et un saint; au croisillon gauche, Je lion de S. Marc et un saint; à l’extrémité inférieure, ua évêque et Y ange de S. Mathieu,

Les symboles des évangélistes sont nimbés, ailés et caractérisés par un livre ou un phylactère.

C’est une ancienne tradition ecclésiastique que la croix du Sauveur fut plantée sur le Calvaire, à l’endroit même où Adam avait été enseveli. Ce sentiment est suivi par S. Cyrille, S. Basile, S. Athanase, S. Cyprien, S. Ambroise, S. Jean Chrysostôme, S. Augustin, Tertullien, Banonius, Beliarmin,

Salmeron, etc. •* . • ; ■::* ,»«-,•

Ecce crux Domini. Christus vinrit

Fugite Christus régnât

partes adversae. Christus imperat

Vicit leo Christmab omm malo

• ' de tribu Juda. .1 > plebem suam

, . . • ..... . v . . defendat.

Voici quelques textes anciens à l’appui :

• fn bac urbe, imo in boc tune loco, et habitasse dicitur et mortuus esse Adam ; unde et locus in qno cruciflxus est Dominus noster, Calvaria appellatur, scilicet, quod ibi sit antiqui hominis calvaria condita, ut secundi Adam, id est Christl, sanguis de cruce stiilans primi Adam et jacentis protoplasti peccata dilueret et tune sermo ille Apostoli compleretur : Excitare qui dormis et exurge a mortuis et iiluminabit te Cbristus. » (S. Hieronym. Epist. ad Marcellam.)

• Audivi quemdam exposuisse Calvariae loeum in quo se» pultus est Adam et ideo sic appellatum esse, quia ibi antiqui hominis sit conditum caput et boc esse quod Apostolus dicit : Surge qui dormis et exurge a mortuis et iiluminabit te Christus (Ephee. v. 14). Favorabilis interpretatio et mulcens aures populi. * ( S. Hieronym. in cap. xxvn Matth. )

« Etiam hoc antiquorum relalione refertur, quod et Adam primus homo in ipso loco, ubi crux fixa est, fuerit aliquando sepultus : et ideo Calvariae locum dictum esse, quia caput humani generis ibi dicitur esse sepultum. Et vere, fratres, non incongrue creditur, quia ibi erectus sit medicus, ubi jacebat aegrotus. Et dignum erat ut ubi occiderat humana superbia, ibi se inclinaret divina misericordia : et sanguis ille pretiosus, etiam corporaliter pulverem antiqui peccatoris dum dignatur stillando contingere, redemisse credatur. » ( S. Augustin. )

• H ont us fuit in Calvaria, ubi Adam jacebat mortuus. •

{ Anastas. Sinaita, Patriarch. Antiochen. 1

« Locus Calvariae dicitur dispensa tionem habere ut fllic morerelur qui pro hominibus fuerat moriturus. Venit enim ad me traditio quaedam talis quod corpus Adae primi hominis ibi sepultum est, ubi cruciflxus est Cbristus : ut sicut in Adam omnes moriuntur, sic in Cbristo omnes vivifleentur, ut in loco illo qui dicitur Calvariae locus, id est locus capitis, caput humani generis Adam , resurrectionem inveniat cum populo universo per resurrectionem Salvatoris, qui ibi passus est et resurrexit • (Origenes. Tract, xxxv in Matth.)

• Nos réparai gratia Salvatoris, dum quod cecidit in Adam primo, erigitur in secundo. » (S. Léo, Serm. 4 De jejunio.)

• Hoc Adae sacellura est sub ea parte cryptae montis Calva-

riae in qua Christus Dominas fuit in cruce elev » tis

Post altare, in pariete vel fornice, tabella marmorea dolata satisque crassa est, ubi repositum fuisse caput Adae ab ejus posteris docet vêtus receptaque barum partium traditio. » ( Quà-

BKSMIUS.)

Puisque l’occasion se présente, je dirai quelques mots de plusieurs autres croix processionnelles qui existent à Rotne.

t. Croix de S. Marc (XIV e siècle), en argent doré et repousse. .. •• •

Le Christ en croix , les pieds percés d’un seul clou. Aux quatre extrémités, dans des quatre-feuilles pommelés, les quatre évangélistes, à nimbe d’argent.

Au revers, le Christ, assis et bénissant, le livre appuyé sur k genou, accompagné des symboles des évangélistes; en haut l’aigle, à droite le lion, à gauche le bœuf, en bas l’ange; tous sont ailés et nimbés.

2. Croix d’Alatri ( XIV e siècle ). Elle appartient au prince Massimo.

Le Christ en croix, assisté de la Vierge et de S. Jean; en haut, un ange debout, ailes éployées; en bas, Adam. Son nimbe crucifère est émaillé. i

Même revers qu’à la croix précédente, à cette différence que les symboles tiennent des livres fermés et que les croisillons portent, sur fond d’émail bleu, dans des médaillons, deux prophètes nimbes et avec un livre, entre deux arbres.

Les extrémités sont trilobées.

Page 1