‹ La Bibliothèque Vaticane et ses annexesChapitre 90 sur 205 · J.-C. et la Samaritaine · texte numérisé non relu

J.-C. et la Samaritaine

609. Diptyque (2) ; sur une des feuilles, Marie est couronnée d’étoiles, entourée d’une auréole de feu et sort à mi-corps du croissant de la lune; sur l’autre, Marie et Elisabeth s’embrassent, en présence de S. Joseph, à la Visitation.

610. La Vierge, accompagnée, à droite, de S. Parasceve et de Ste. Anne; à gauche, de Ste. Hélène et de Ste. Pbotine la Samaritaine.

611. Diptyque: sur une des feuilles, Nativité de la Vierge; sur l’autre, sa Présentation au temple : la Vierge monte, un cierge à la main, les degrés du temple ( fin du XV e siècle ).

(1) Les Grecs emploient le terme de Dormition ou Sommeil , qui est plus exact que le mot de mort usité parmi les Latins, puisque cette mort ne fut que temporaire.

(2) Tableau à deux compartiments, qui se replient l’un sur Vautre et sont réunis par des charnières.

611. Triptyque : sur le volet droit, l’arbre de la généalogie du Sauveur sort de la poitrine de Jessé; ; Zacharie tient le chandelier à sept branches du tabernacle, Abraham la montagne du sacrifice, Jacob l’échelle de sa vision, Gédéon un calice où il recueille la rosée du ciel, David un rouleau sur lequel ses psaumes sont écrits.

Sur le volet droit, Ezéchiel tient une porte fermée (1), par allusion à la virginité de Marie; Daniel, la pierre détachée de la montagne et qui grossit en roulant; Isaïe, le charbon ardent qui puriûa sés lèvres; Aaron, sa verge miraculeuse; Moïsé, le buisson ardent; Salomon, le rouleau de sa prophétie. Au centre, la Vierge à laquelle se rapportent toutes ces figures de l’Ancien Testament.

Sur le volet gauche, la vigne mystique (2) : J.-C. sort d'un cep, dont chaque branche porte un apôtre.

Le panneau central figure le Paradis. Le Christ y trône sur l'arc-en-ciel, entre la Vierge et S. Jean-Baptiste, le soleil et la lune, les anges et les chérubins, les quatre animaux symboles des évangélistes et les différents ordres de saints divisés par des groupes. Au dessous, dans un jardin planté d’arbres, Abraham, ayant près de lui le Bon Larron, recueille dans son sein les âmes des élus.

613. Le Jugement dernier, peinture byzantine de la même main que le tableau précédent. Au ciel, trône le Christ, assis entre les quatre symboles des évangélistes, la Ste. Vierge et S. Jean-Baptiste. Au son de la trompette, les morts ressuscitent. Trois anges montrent sur des livres ouverts les actions bonnes ou mauvaises enregistrées au livre de vie. S. Michel pèse avec équité les rouleaux écrits

H) La Liturgie Romaine dit d ce propos :

* Tu regis alti janua Et aula lucis fulgida. »

(2) La mosaïque absidale de S. Clément (XIII e siècle ) donne à l’Eglise la forme d’une vigne verte :

« Ecclesiam Cristi viti similabimus isti ,

Quam lex arentem sed crux facit esse virentem.

— iio —

qui lui sont apportés (I) et, suivânt]lat sentence du souverain Juge, les âmes sont conduites au cite! par léé anges ou à l’enfer par les démons.

614. Le Ciel, peinture byzahtiné, exécutée pàr le même artiste que les deux tableaux précédents. A la porte du ciel, où se presse une fbrtle nombreuse, veille un ange, ééptv à lù main. A chacun des élus, J.-C. donne la Ste: communion avec une cuiller et un calice, à la maniéré des Grecs. Près de la porté, sont Dlxmas, le bon Larron, et Abraham, qui recueille dans son sein les âmes couronnées des élus. (2).

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