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II est bien clair que la résistance à la flexion latérale sera d’autant plus grande que les points d’attache de ces deux tubes, à la direction d’une part, et au bâti d’arrière d’autre part, seront plus écartés. Le type de la figure 69 est donc celui qui, à notre avis, présente le plus de garanties; c’est aussi celui qui a été le plus généralement adopté : les machines de dames Columbia, Cleveland, Dunlop, Humber, Premier, Métropole, Raleigh, Rudge, Whilworth, etc., sont de ce genre. .4u contraire, le type de la figure 70, adopté par plusieurs maisons françaises, présente, d’après nous, le grave inconvénient que l’attache de la douille aux deux tubes est presque réduit à un point. Certes, avec de grands soins dans la construction et de bonnes brasures, on obtient ainsi des cadres suffisamment solides, mais la douille de direc-
Fig. 70. — Bicyclette de dames.
tien, à cause de cette faiblesse dans l’attache, est plus sujette à des oscillations, fort gênantes dans le maintien de l’équilibre.
Quoi qu’il en soit, et quel que soit le type adopté, le cadre « de dames » est certainement très inférieur au cadre ordinaire. Non seulement il est moins rigide, ce qui est déjà un gros défaut, mais encore il place la cycliste dans une situation défavorable au bon fonctionnement des muscles. Pour donner de la solidité à la machine, tous les constructeurs se sont vus forcés d’incliner considérablement le tube de selle vers l’arrière, pour reporter le poids sur la roue-arrière. Il en résulte que la bicycliste n’est pas, comme cela doit être, directement au-dessus de ses pédales et qu’elle perd, par suite, une partie de ses efforts.