‹ La bicyclette. Sa construction et sa formeChapitre 9 sur 20 · COMPABAISON DES DEUX TYPES · texte numérisé non relu

COMPABAISON DES DEUX TYPES

Des deux types généraux que nous venons de décrire, quel est le meilleur? Sans conteste, c’est le premier, et c’est à cause de cela que nous n’avons parlé que très sommairement du second.

Dans le premier cas, en effet, la machine porte, côte à côte, deux transmissions, dont uae feule travaille ; l’autre fonctionne à vide, et, si l’appareil est bien exécuté, si les roulements à vide sont doux, si le clavetage est exact et s’il n’y a pas de jeu, le rendement sera presque identique à celui d’une machine ordinaire, quel que soit celui des deux développements que l’on emploie.

Au contraire, dans le second cas, il y a un mode de développement désavantagé. Prenons l’exemple d’une bicyclette à démulliplicaleur. Quand on emploie le grand développement, le transformateur est bloqué et la machine est identique à une bicyclette ordinaire. Mais, quand on marche avec le petit développement, on met en jeu le transformateur: on a donc deux transmissions superposées qui fonctionnent; les pertes de travail dans les transmissions s'accumulent et le rendement est bien inférieur à celui d’une machine ordinaire de même développement.

Le nombre des inventeurs, souvent fort ingénieux, auxquels cette remarque si simple a échappé, est relativement considérable, lis ont imaginé des démultiplicateurs qui, au point de vue cinématique, sont

fort intéressants, et ils ont oublié la chose fondamentale : c’est d’essayer d’évaluer le rendement de leur transmission. A quoi cela sert-il de diminuer le développement si, en même temps, on abaisse le rendement? Nous avons eu sous les yeux un changement de vitesse de ce type dans lequel le démultiplicaleur contenait deux couples d’engrenages cylindriques qui absorbaient près de 10 % du travail. A grand développement, le rendement de la transmission était environ de 96 %, et à petit développement le rendement n’était plus que de 86 o/„.

Nous serions très heureux si ces quelques observations simples pouvaient donner à réfléchir à quelques-uns de ces inventeurs, souvent très intelligents, mais un peu ignorants des questions mééaniques, qui s’acharnent après des perfectionnements fantaisistes, voués, par avance, à une déchéance certaine.

Ils trouveront ici (p. 90, 93, 98 et 99) les deux seules formules nécessaires à tous les calculs de perte de travail dans les frottements des transmissions.

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