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A ses enfants tu dois ouvrir le ciel! - : '0e 4
Jeanne, expirant. RO due
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J'entre dans l’éternelle vie, ; FA
‘4 Je vois les anges, les élus. 1% Je meurs pour sauver ma patrie! Ar:
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Venez, Vierge Marie; HN SEA
« Jésus. Jésus !... » TA
Le jugement divin.
Air : Mignon regrettant sa patrie.
Je te réponds d'en haut, puisque ta voix m'appelle; Je brise le lien qui t’'enchaîne en ces lieux. ; Oh! vole jusqu’à moi, colombe toute belle, Viens... lhiver est passé; viens régner dans les cieux. : Jeanne, ton Ange te réclame,
Et moi, le Juge de ton âme,
En toi, toujours, je le proclame, J’ai vu briller la flamme de l’amour.
Oh! viens, tu seras couronnée, \ Tes pleurs, je veux les essuyer.
De Pexil ombre est déclinée,
Je veux te donner mon baiser !
Avec tes compagnes, Viens sur les montagnes; Et dans les campagnes, Tu suivras l’Agneau.
O ma bien-aimée,
Je t'ai réclamée ;
Chante, transformée, :
Le refrain nouveau.
De tous les saints Anges, Les blanches phalanges Chantent tes louanges Près de l'Eternel.
Timide bergère, Vaillante guerrière, Ton nom sur la terre Doit être immortel.
Timide bergère, Vaillante guerrière, Je te donne le ciel 1.
Le cantique du triomphe. 457
Le cantique du triomphe.
Air : Oui, je le crois, elle est immaculée.
Les Saints.
Elle est à toi l’immortelle couronne ; Martyre du Seigneur, cette palme est à toi.
Nous t’avons préparé cet admirable trône,
Tout près du Roi.
Ah! reste dans les cieux, Jeanne, colombe pure
Echappée à jamais du filet des chasseurs.
Tu trouveras ici le ruisseau qui murmure, L'espace avec des champs en fleurs.
Prends ton essor, ouvre tes blanchés ailes, Et tu pourras voler en chaque étoile d’or; Tu pourras visiter les voûtes éternelles.
Prends ton essor!
Jeanne, plus d’ennemis, plus de prison obscure,
Le brillant Séraphin va te nommer sa sœur;
Epouse de Jésus, ton Bien-Aimé t’assure L’éternel repos sur son Cœur!
Jeanne.
ll est à moi... quelle douceur extrême !
Tout le ciel est à moi!
Les Saints.
Tout le ciel est à toi!
Jeanne.
Les anges et les saints, Marie et Dieu lui-même, Ils sont à moi!
Poésies. — Troisième partie.
Les Saints.
Des siècles ont passé sur la terre lointaine
Depuis l’instant heureux où tu volas au ciel. Mille ans sont comme un jour en la céleste plaine ; Mais ce jour doit être éternel! i
Jeanne.
Jour éternel, sans ombre, sans nuage, Nul ne me ravira ton éclat immortel.
Du monde elle a passé la fugitive image.
A moi le ciel!
Les Saints.
A toi le “el !
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| Prière de la France à Jeanne d'Arc. 459
Prière. de la Veste à Jeanne d'Arc.
Air : Rappelle-toi.
Oh ! souviens-toi, Jeanne, de ta patrie, De tes vallons tout émaillés de fleurs.
Rappelle-toi la riante prairie Que tu quittas pour essuyer mes pleurs.
O Jeanne, souviens-toi que tu sauvas la France. Comme un ange des cieux tu guéris ma Nate Ecoute dans la nuit La France qui gémit :
Rappelle-toil
Rappelle-toi tes brillantes victoires,
Les jours bénis de Reims et d'Orléans ; Rappelle-toi que tu couvris de gloire,
Au nom de Dieu, le royaume des Francs.
* Maintenant, loin de toi, je souffre et je soupire.
Viens encor me sauver, Jeanne, douce RAT Daigne briser mes fers.
Des maux que j'ai soufferts,
Oh ! souviens-toi !
Je viens à toi, les bras chargés de chaînes,
Le front voilé, les yeux baignés de pleurs;
Je ne suis plus grande parmi les reines,
Et mes enfants m’abreuvent de douleurs !
Dieu n’est plus rien pour eux ! Ils délaissent leur Mère! O Jeanne, prends pitié de ma tristesse amère |
Reviens, « fille au grand cœur ».
Ange libérateur,
J'espère en toi! CHARTES s 1894.