‹ La biochimie et les chlorophyllesChapitre 16 sur 59 · Tlièse de Saint-Pétersbourg, 1871 et · texte numérisé non relu

Tlièse de Saint-Pétersbourg, 1871 et

Fig. 2.

la pureté de la chlorophylle considérée, sa concentration et la longueur de la colonne sous laquelle on observe. Pour cette dernière mesure j'ai imag-iné un tube en T dont la longueur peut être variable et qui se trouve représenté par la figure ci-contre.

Stokes * s'est occupé le premier, je crois, de cette dernière complication.

La figure cijointe donne une mesure de ces variations.

Depuis ces remarquables travaux, Fétude spectrale est devenue d'une telle importance pour le groupe chlorophyllien qu'il ne devient plus possible de définir correctement un de ses membres sans qu'elle intervienne en même temps que l'analyse chimique. Ni l'une ni l'autre de ces mesures ne peut suffire à elle seule.

La découverte des bandes d'absorption a généralement conduit à considérer celles-ci comme des ouvertures par lesquelles la molécule ne laissait entrer que les radiations lumineuses utiles pour ses travaux.

Engelmann, en 1882, et Reinke, en 1883, raison-

1. On the chunge of refrangibility of liglit [Philosoph. Transactions, 1852, et Poggendorff Ann., même année).

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^1 -Il

nent sur les bandes spectrales et ont admis que ces bandes étaient en relation avec le phénomène d'absorption. Mais cela n'a été nettement démontré que par Timiriazef en 188G * . Ce savant a montré qu'en réduisant de « la chlorophylle » verte par le zinc et Tacide acétique, elle devient jaune et perd la bande spécifique de Chautard; ce dernier fait est capital ^. L'air colore de nouveau en vert cette solution et la bande spécifique enfermée dans des tubes scellés avec de l'anhvdride

carbonique reste indéfiniment jaune à l'obscurité, mais verdit par l'action de la lumière solaire, et la bande reparaît.

C'est donc cette bande qui travaille, c'est elle qui décompose l'acide carbonique. L'auteur a depuis représenté par une courbe cette action et montré que le maximum de travail chimique se passait dans la région du spectre où se trouvent les bandes. C'est là une découverte importante, quel que soit le mélange sur lequel elle ait été observée. Elle restera valable et précieuse à appliquer à des chlorophylles précises. Si les anciennes appellations des anatomistes étaient encore usitées, j'appellerais volontiers la bande fondamentale que laissent voir les chlorophylles « tourbillon optochimique » de Timiriazef.

Sur ce point, il existe d'autres genres d'études

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