COULEUR DES VÉGÉTAUX PARASITES
vient du sol riche en débris, mais elle est revivifiée et transformée en substances protoplasmiques,. puis en sucres^ latex, corps odorants,... très variables avec Tespèce; sans qu'aucune chloro-^ })hylle à bande ni aucun écran soit intervenu, une spore a suffi pour faire évoluer du protoplasma incolore selon les consignes ancestrales.
Tout cela ne touche en rien les théories pptochimiques. En fait, la plupart des végétaux se sont perfectionnés en s'adaptant un système optique. Mais les formes qui les ont précédés dans la descendance (Pringsheim) peuvent avoir conservé des conditions de travail défectueuses, car^ pris en masse, les champignons, qui comptent peu> les conservent cependant.
Les faits de parasitisme chez les plantes élevées sont particulièrement curieux, surtout dans les cas d'auto parasitisme. J'ai vu au Jardin botanique de Séville un oranger réputé curiei^x. Cet arbre à feuillage vert porte deux grandes branches à feuilles blanches. Ces branches sont autoparasites sur leur propre sève ; je comprends bien leur nutrition parasitaire, mais il est certain ici que le protoplasma de ces feuilles, d'ailleurs odorantes et vigoureuses, peut se passer d'écran dans un climat très lumineux. Pour ne pas être trompé par les apparences, j'ai fait un examen spectral de ces feuilles : de rares corps chlorophylliens y sont dispersés de loin en loin, et je n'ai perçu A. Étard. 4