‹ La biochimie et les chlorophyllesChapitre 57 sur 59 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les chlorophylles vivent dans la cellule et, après en être sorties, elles conservent longtemps une vie ralentie. Agrégats organoïdes, elles n'entrent que lentement dans la chimie organique des choses mortes.

Inutile de les ramener à quelque série connue, car elles sont indéfiniment nombreuses, et la Nature crée les types chimiques qu'elle veut.

Tout au plus peut-on les rapprocher des graisses.

Dès leur origine, elles sortent de la complexité d'un bourgeon, elles reçoivent l'énergie solaire, décomposent l'anhydride carbonique et des sels malgré leur stabilité, et rendent de l'oxygène en nature. Les chlorophylles, comme je l'ai montré, commencent par être complexes dans le type d'acides gras très élevés; en vivant, elles sécrètent sans cesse tous les matériaux imaginables de la chimie organique, cela de concert avec les protoplasmas.

Libres de leur chimie, les chlorophylles apparaissent le plus souvent comme de longues chaînes désaturées fixant très peu de groupements azotés; cela est leur caractéristique et les différencie aussi bien des albuminoïdes que des saccharoïdes.

Graisses se desquamant et se reformant sans cesse d'après un type originel, elles sont bien les corps organiques simples dont nous avons parlé, mais, nées dans la complication, elles ne sont pas des produits de synthèse organique simple. Sans doute on a fait, par la chimie, deTacide tartrique et des sucres ; ce sont déjà des constructions excrémentitielles ou de réserve des cellules à poids moléculaire faible.

S'il y a des molécules, celles de la chimie vivante ont reçu à Torigine des espèces un poids moléculaire énorme qu'elles conservent.

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