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DU NOYAU

vers et les cœlentérés ont au contraire des noyaux de petite taille.

Les monocotylés sont de tous les végétaux ceux qui possèdent les noyaux les plus volumineux. On connaît les beaux noyaux des liliacées, des amaryllidées, des orchidées, des Tradescantia, etc., fig. 64, 65, 75, 94, 103 (')•

A part quelques algues, comme les Spirogvra, certaines diatomées les grandes desmidiées, fig.

135, etc., les cryptogames ont de petits noyaux. Ceux du thalle des hépatiques et des mousses n'ont souvent que I à 2 (J-. Chez beaucoup d'algues et de champignons ils sont tellement réduits qu'on a de

Fig. 137. — Gr. , : DD, 2.

Chytridinée développée sur l'épiderme mis à macérer de Y Hedychhim Gartnerianum .

a : jeune individu remplissant une cellule épidennique ; on y voit déjà de nombreux noyaux.

b : individu un peu plus âgé, à noyaux plus nombreux et plus petits.

c : étape suivante : noyaux très nombreux et d'une extrême petitesse. Un sporange s'est formé en sp.

d,e, f : les étapes subséquentes du sporange jusqu'à sa déhiscence/.

y : amibes, à noyau unique, dérivant des zoospores /, lorsqu'elles cessent de nager. Ce sont ces amibes qui s'introduisent dans les cellules nourricières pour s'y développer comme en a, b, c, etc.

(i; On trouvera quelques-uns de ces noyaux figurés dans Baranetsky, Bot. Zeit., i?,%o(Tradescaniia); dans Strasburger, Archiv f. mik. Anat. . 1882 (liliacées)dans GuiGNARD, Ann. des Se. nat. Bot., 6" sér., tom. XVII, N» i. Etc., etc., etc.

la peine tiennent volume

à les distinguer, fig. 137. Les dicotylés, comme les vertébrés, le milieu dans la série organique, au point de vue du de leurs noyaux, fig. 136.

Dimensions des noyaux dans les divers tissus.

Après avoir jeté ce coup d'œil général sur les deux règnes, examinons comment se comportent les divers tissus des êtres vivants, quant aux dimensions relatives de leurs noyaux.

1° Les cellules qui concourent à la reproduction sexuelle sont généralement munies d'un noyau volumineux : tels sont les œufs, fig. 80, 81, 82, 98, 99, 104, 110, etc., et les sper-

SX œ an un

Fig. 138. — Gr. : G, 2.

Sac embryonnaire d'une Clivia.

: prototoplasme restant du sac embryonnaire.

ses grandes vacuoles, les deux synergides ou vésicules embryonnaires stériles.

œuf, oosphère ou vésicule embryonnaire fertile.

les trois cellules antipodes (globules polaires).

deux des 8 noyaux primitifs, en fusion pour donner le nouveau noyau du sac embryonnaire, point de départ de l'endosperme. On remarquera le volume considérable des divers noyaux ainsi que leur boyau de nucléine.

On a vu deux fois nu.

Dessiné sur 3 préparations fraîches, traitées par le vert de méthyle.

Fig. 139. — Gr. : DD, 1.

Archégonede Targionia Mic/ielii ihépatique), au moment de la fécondation, les 5 cellules, de canal, résultant de la division de la cellule de canal primitive, insinuées dans le col de l'archégone.

mucilage provenant de ces cellules.

cellule ventrale.

oosphère, ou œuf qui sera fécondé.

Son noyau est relativement volumineux et renferme un filament de nucléine. On peut considérer ca et ev comme les homologues du globule polaire des animaux.

ca

mn

MORPHOGRAPHIE DU NOYAU

matoblastes, fig. 57, 67, 86, 87, etc. des animaux ; telles sont aussi les oosphères, fig. 138 et 139, et les cellules anthéridiennes, fig. 85 et 64,

des végétaux; sans qu'on puisse affirmer toutefois, loin de là, que ces noyaux soient toujours les plus volumineux de l'être que l'on considère (').

Le môme fait se constate sur les organes de la reproduction agame chez les plantes : les sporanges des cryptogames vasculaires, fig. 28, p. 187; l'anthère (microsporange) et le nucelle (macrosporange)

des phanérogames. Les cellules-mères des spores et des grains de pollen, le sac embryonnaire, fig. 138, et ses productions, son endosperme en particulier fig. 90 , ont frappé depuis longtemps tous les observateurs par les dimensions peu communes de leurs nucleus. Aussi ont-ils fourni aux travaux des cytologistes des matériaux prévilégiés. Les noyaux dont nous parlons sont du reste les plus volumineux des plantes.

2° Après les cellules reproductrices, nous devons signaler les cellules nerveuses ganglionnaires. En général ces éléments se font remarquer aussi par la grande taille de leur noyau. Les mollusques et les autres animaux qui ont de petits noyaux sont surtout frappants sous ce rapport, fig. 58 et 59. Nous avons dit que nous parlions d'une manière générale. Les arthropodes constituent en effet une exception remarquable.

Car les cellules de leurs ganglions nerveux ont des noyaux qui ne peuvent supporter la comparaison, au pointde vue du volume, avec les noyaux gigantesques que nous avons rencontrés dans leurs épithéliums et plusieurs autres de leurs tissus.

30 On pourrait se demander si les tissus actifs ou archiblastiques : parenchymes, épithéliums, glandes, etc., n'ont pas le noyau plus volumineux que les tissus parablastiques : tissus conjonctifs, squelettiques , conducteurs, etc.

Fig. 140. — Gr. : DD, 2.

00 : oogone d'une Saprolégniée dont les œufs germent sur place, après 6 semaines de séjour dans un flacon, œuf non germé.

œuf développé en un zoosporange sphérique.

c : œuf ayant émis un tube de germination restreint qui s'est transformé en un zoosporange lagéniforme.

d : œuf dont le tube de germination se développe en un mycélium vigoureux. Le noyau primitif a fourni 4 noyaux dont le volume est déjà réduit.

(1) Cela serait faux, par exemple, pour les insectes, si l'on tient compte de leur état larvaire.

En ce qui concerne les végétaux, on peut répondre affirmativement à cette question; en effet les noyaux de leurs cellules parenchymateuses ont à tout prendre, un volume plus considérable que ceux des cellules stéréomateuses et conductrices. Il en ainsi également dans les arthropodes. Mais quant aux autres animaux la question est plus difficile à résoudre. Il semble cependant — à la condition toutefois de ne point s'arrêter aux détails, — qu'on y retrouve la vérification de la môme règle générale.

40 Terminons par une remarque importante; elle a trait aux cellules qui possèdent plusieurs noyaux. Les noyaux de ces cellules diminuent généralement de volume à mesure qu'ils se multiplient, fig. 137, ils finissent par n'avoir

140 et 141, et

plus

divisé.

les noyaux sont

Fig. 141. — Gr. : DD,.l.

Trois jeunes radiolaires {Sphaero^oum piinctatum) (') (comparer avec la fig. 61, p. 2i3).

n : individu uninucléé.

7i' : individu ou le noyau primitif s'est n" : la division du noyau a continué

déjà plus petits.

pr : protoplasme central.

ps : pseudopodes plasmatiques des trois individus, anastomosés ensemble.

ep : épines siliceuses. Ces épines se forment par le dépôt de la silice dans les bras pseudopodiques dont elles conservent la forme. Elles seront rétractées plus tard à la périphérie de chaque individu (fig. 61).

que de très petites dimensions dans la plupart des cellules muUimicléées permanentes .

Les algues siphonées, les saprolégniées et autres champignons, certains radiolaires, plusieurs infusoires, etc., en sont la preuve convaincante. Le volume de leurs nombreux nucleus est parfois tellement minime, qu'il est nécessaire de recourir aux meilleurs réactifs et aux instruments les plus parfaits pour constater leurs présence avec certitude , fig.

137, c. Aussi plusieurs de ces cellules ont-elles été considérées jusque dans ces dernières années comme étant dépourvues de noyau.

Nous pouvons tirer de ce qui précède quelques conclusions inté-

ressantes.

1° Les plus gros noyaux se rencontrent parmi les animaux ; ce sont en effet les arthropodes et les radiolaires uninucléés qui possèdent les noyaux les plus volumineux.

(1) Nous devons ces radiolaires à l'obligeance de M"" René Warlomont qui a bien voulu nous les envoyer de Villefranche;

20 Le volume du noyau est généralement plus considérable dans les végétaux monocotylés que dans les dicotylés.

30 Ce ne sont donc pas les êtres les plus parfaits, ou les plus élevés, qui sont les mieux partagés sous le rapport de la taille du noyau

4 il ny aucun rapport proportionnel entre la taille des êtres et celle de leurs noyaux. A ne considérer qu'un groupe en particuler, ce sont même souvent les plus petits êtres qui ont les noyaux les plus volumineux : témoins les diptères parmi les insectes. Il en est du reste ainsi également en ce qui concerne les dimensions de la cellule.

Le tableau suivant est destiné à donner au lecteiw une idée approximative des variations que subit le volume du noyau dans les deux règnes.

Volume du noyau.

Thalassicolla nucleata et Thaï, pelagica (radiolaires), d'après

R. Hertwig :

Grande grégarine de la Nepa cinerea :

Grégarine de la larve dp phrygane :

Closterium (desmidiée) :

Pinnularia viridis (diatomée) :

Glande génitale larvaire de la Masicera velox (diptère)

Grandes cellules testiculaires du cloporte {Oniscus asellus) :

Intestin de divers asticots :

Intestin à'Avmadillo asellus :

Tubes de Malpighi d'une larve de Bombus :

Tubes de Malpighi d'un hyménoptère :

Cellules du testicule du Lithobius forficatus :

Cellules de l'embryon de VHydrophilus piceus :

Cellules nerveuses du Palemon vulgare :

Spermatoblastes de la Tegenaria domestica (araignée) :

Globules du sang de la Cicindela campestris :

Œuf d'Armadillo asellus :

Œuf de carabe, à moitié mûr :

Œuf d'une araignée, Tegenaria domestica :

Epiderme de la larve de la Salamandra maculata :

Cartilage de la corde dorsale du Triton alpestre :

Globules sanguins de YAlytes obstetricans :

Œuf de l'ovaire du crapaud mâle, Pelobates fuscus :

Globules du sang de l'embryon du lapin (12 jours),

après fixation :

Epithélium du canal de WolfF du même animal : Ectoderme de l'embryon du poulet (46 heures) : Cornes antérieures de la moelle du bœuf : Œuf du brochet, à moitié mûr :

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