‹ La biologie cellulaireChapitre 56 sur 152 · II. Animaux · texte numérisé non relu

II. Animaux

Mais pour pénétrer bien avant dans la constitution organique de la cellule il est nécessaire de recourir aux animaux.

A. Groupes.

L'embranchement qui mérite à tous égards de fixer l'attention du cytologiste , est , sans contredit , celui des arthropodes ou des articulés : insectes, myriapodes, arachnides et crustacés. Des cellules immenses, d'une beauté ravissante et d'une incomparable perfection, jeunes et sans enclaves; des noyaux gigantesques, parfois visibles â l'œil nu, d'une constitution sans rivale; des membranes cellulaires qui ne le cèdent en rien aux membranes végétales, et tout cela dans presque tous les genres de cellules : en voilà plus qu'il n'en faut déjà pour exciter son admiration et déterminer son choix. Ajoutez à ces avantages, déjà si grands, celui de les rencontrer partout, à l'état larvaire aussi bien qu'à l'état parfait, la facilité qu'on a de les disséquer sans endommager leurs cellules, d'y injecter les réactifs, d'observer leurs tissus vivants sur le porte-objets, enfin la rénovation de leurs tissus, lors des mues, mais surtout à travers la période nymphale. Les arthropodes suffisent à eux-seuls pour écrire l'anatomie cellulaire. Le lecteur, nous en sommes convaincu, nous saura gré d'avoir largement exploité une mine peu explorée, jusqu'ici, et d'avoir étalé à ses yeux, dans des figures, trop imparfaites il est vrai, quelques uns des précieux joyaux que l'on y rencontre.

Après les arthropodes nous devons signaler la classe des batraciens. Leurs têtards, qu'on rencontre partout au printemps, ont aussi de belles

CHOIX DES MATÉRIAUX

et grandes cellules qui se prêtent à une observation facile. Le noyau qu'elles portent est volumineux et remarquable, à l'état quiescent comme à l'état cinétique; aussi a-t-il fait l'objet de beaucoup de travaux, depuis quelques années.

Parmi les poissons, citons les Petromyzon, et les cyclostomes en général, qui sont intéressants sous plus d'un rapport.

B. Tissus.

Les différents tissus des animaux et des végétaux n'ont pas tous la même importance en cytologie. A cet égard, nous noterons spécialement quatre catégories de tissus comme nous étant particulièrement utiles.

1° Tous les tissus de développement, blastèmes, méristèmes et autres, se présentent en première ligne. Leurs cellules jeunes et actives, riches en protoplasme et volumineuses, réalisent autant de types qu'il convient d'étudier avec le plus grand soin.

2° Viennent, après les tissus embryonnaires, certains tissus difïé. rentiés , compris sous la rubrique commune de parenchyme , dérivant généralement de , l'ectoderme ou de l'endoderme , tels que les épithéléons, les glandes, le parenchyme cortical et médullaire des végétaux. Le volume et l'activité de leurs éléments, autant que leur facile isolation, les rendent très recommandables pour nos recherches.

3° Il est une troisième catégorie de cellules également intéressantes à étudier : nous voulons parler des cellules reproductrices, mâles et femelles, des deux règnes, et de celles qui leur donnent naissance. On y rencontre des cellules typiques fort remarquables par leur structure , et qui se trouvent à tous les stades de développement. Leur examen est indispensable pour l'intelligence d'un grand nombre de détails et de phénomènes cellulaires. Aussi, ne saurionsnous trop recommander aux jeunes cytologistes l'exploration du sac embryonnaire et des anthères , ainsi que celle des testicules et des ovaires.

4° Ajoutons enfin que, dans toute la série animale, on trouve des cellules particulières quant à leur fonction , mais qui , au point de vue de leur constitution , réalisent admirablement la structure t5^pique de l'élément organisé : ce sont les cellules nerveuses ganglionnaires.

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