CHOIX DU GROSSISSEMENT
La première question qui se pose naturellement à l'esprit du jeune micrographe, lorsqu'il se trouve en présence d'une préparation, est la suivante : quel grossissement vais-je employer pour l'étudier avec fruit? Le débutant fera bien de commencer l'examen d'une préparation sous un faible grossissement, avec l'objectif A et l'oculaire 2, par exemple. En effet il la saisit mieux dans son ensemble; c'est aussi le moyen le plus simple de trouver tout de suite les petits objets, comme les cellules éparpillées , et de les installer au milieu du champ pour être examinées, sans tâtonnements ultérieurs, avec les objectifs plus forts.
Après ce premier aperçu, il passe à des grossissements graduellement plus considérables, DD, F, en évitant, autant que possible, les oculaires forts. Il ne doit recourir aux objectifs à immersion, surtout aux objectifs à immersion homogène, qu'après avoir essayé les objectifs à sec.
Quant au cytologiste exercé, il sait d'avance à peu près à quel objectif il doit recourir pour examiner un objet donné. Néanmoins pour faire chose utile, il ne se dispensera jamais d'un examen préliminaire avec DD, qui est l'objectif par excellence du cytologiste, pour les cas ordinaires. Le plus souvent, s'il recourt immédiatement à un objectif plus fort, il finira par y revenir après avoir perdu son temps et sa peine.
Lorsqu'on doit faire des recherches suivies, il est presque indispensable de posséder plusieurs microscopes munis d'objectifs différents. Ce n'est pas précisément pour éviter la perte de temps qui résulte d'un changement d'objectif : on peut l'éviter par l'emploi du révolver porte-objectif ('). C'est pour d'autres raisons que voici :
('; Nous n'en avons pas parlé au chapitre des instruments.