‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 122 sur 221 · L'AVENIR MEILLEUR · texte numérisé non relu

L'AVENIR MEILLEUR

nécessaires et légitimes. Quand l'Europe aura vaincu et désarmé les Allemands, il sera bon de rechercher quels régiments de Brandebourg ou de Poméramie, de Bavière ou de Saxe auront désolé tel ou tel point de notre patrie, et c'esl à leurs foyers, dans leurs mines, dans leurs chemins de fer et leurs autres trésors maritimes, terriens, souterrains qu'on ira chercher linderanité annuelle qui permettra aux territoires victimes de la Belgique ou de la France de reconstruire leurs maisons ou leurs palais, d'acquitter leurs impôts, d'organiser les travaux publics, de fonder en grand nombre les familles vivaces et de jeter les bases d'une prospérité économique proportionnée à l'immensité du dégât.

L'équité sera sauve, et, de plus, du côté des vainqueurs attaqués comme des agresseurs vaincus, un souvenir précis, ici cuisant, là satisfait, fera durer la notion du bien et du mal. L'injustice commise sera lourdement expiée; les justes qui auront repoussé ces attaques se sentiront affermis et pour ainsi dire consolidés dans le bien. De génération en génération, le fait de payer ou de recevoir revêtira un sens national et moral. Les Allemands seront peu à peu introduits au sentiment de leurs violences, les Français y prendront le sens de leur primauté. Quel progrès moral pour l'Europe !

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