RÉPUBLIQUE ALLEMANDE OU DÉMEMBREMENT
Crions aussi aujourd'hui : Vive le syllogisme, et sa loyauté et sa transparence!
S'il n'avait eu l'idée de construire ce syllogisme même mauvais, j'aurais dû aller chercher de midi à quatorze he\ires pour faire apparaître l'erreur de mon lecteur. Grâce à lui, c'est tout simple. Il me suffit de dire : nego majorem, je nie la majeure, complètement.
Le plus grand malheur qui puisse arriver a un
PEUPLE, c'est de perdre SON UNITÉ NATIONALE- Le
risque, le grand risque républicain, celui dont j'ai convaincu mes lecteurs, par les exemples classiques de la République athénienne et de la République de Pologne, c'est d'acheminer justement au désastre matériel par des crises morales inhérentes à ce régime des partis. Le régime démocratique républicain serait un moyen d'acheminer l'Allemagne à se tuer; mais si l'on peut y arriver en brûlant l'intermédiaire, si Ton peut la tuer directement à la suite d'une victoire, par exemple après un léna, si l'on peut partager et redistribuer tout de suite l'Allemagne vaincue, pourquoi diable lanterner et à quoi bon s'embarrasser d'un moyen quand la fin peut être touchée d'emblée ? D'autant plus que ce moyen présenterait certains dangers passagers, mais réels et d'une haute gravité : une nouvelle république allemande pourrait être aussi incommode à ses voisins que le fut la première République française.