‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 55 sur 221 · LA MONARCHIE ET LA DÉFAITE · texte numérisé non relu

LA MONARCHIE ET LA DÉFAITE

La première est précisément tirée de ce que la Gazette boche appelle « le passé politique de la France » . Les Français savent parfaitement que dans le cas de leur défaite jamais leurs ennemis, qui auraient vaincu

8i LES CONDITIONS DE LA VICTOIRE.

grâce à la démocratie parlementaire, comme ils ont vaincu en 1870, grâce à la démocratie plébiscitaire, ne laisseraient se relever en France cette « monarchie en règle » que Bismarck avait dans une sainte horreur et qui, après avoir « tenu sous maiii », pendant 800 ans, « les affaires cV Allemagne », selon l'expression du ministre de Henri II, sut au siècle dernier, pendant trente-trois ans, de 1815 à 1848, réorganiser notre armée et notre marine, notre diplomatie en des conditions admirables de solidité, de vivacité, d'harmonie.

Ces conditions, la France ne les a plus revues depuis 1848, et la Piusse de 1814 et 1815 -avait fait l'impossible pour nous les interdire. Ce n'est pas elle qui voudrait jamais nous les rendre ni même tolérer que nous y revenions. Son intérêt est de nous maintenir en république. Cette simple réflexion d'histoire suffirait à empêcher tout individu, s'il est né Français, de commettre une erreur sur le calcul et les espérances des royalistes français.

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