‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 57 sur 221 · PAIX AUX BOCHES, GUERRE AUX FRANÇAIS · texte numérisé non relu

PAIX AUX BOCHES, GUERRE AUX FRANÇAIS

ferme le Gom'ernemcnl, quel qu'il fùl, contre l'incliscrélion des Chambres et des journaux. Non pas seulement le gouvernement-principe : le gouvernement-personnel.

M. Millerand, M.Delcassé, qui ne pouvaient certes pas être nos amis, ont été soutenus par nous avec autant de fermeté que les autres. Il en a été de môme de leurs successeurs. Les mauvais procédés de M. Malvy contre rélémcnt national et au profit des éléments révolutionnaires et embocliés, ne lui ont même pas valu une attaque proprement dite de notre part : nous nous sommes contentés, comme c'était notre devoir strict, dans la mesure où cela ne causait aucun dommage à la défense, de porter ses actes certains à la connaissance du grand public.

Nulle critique n'est donc plus conciliable que la nôtre avec les grandes nécessités de la discipline de guerre. Pour tous, elle requiert le respect et l'obéissance, sauf le cas de haute trahison démontrée, la bonne volonté générale étant évidente, c'est le mécanisme qu'il importe de remplacer, de compléter et de couronner.

Nous ne faisons ici qu'amasser un par un les éléments de cette lumière. Il nous arrive sans doute de taper dur, mais sur le Boche du dedans, mais sur l'anarchie servante de la Bochie.

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