‹ La Bohème galanteChapitre 10 sur 71 · FANTAISIE · texte numérisé non relu

FANTAISIE

Il est un air pour qui je donnerais Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber *, Un air très- vieux, languissant et funèbre, Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Or, chaque fois que je viens à l'entendre,

De doux cents ans mon âme rajeunit :

C'est sous Louis treize... Et je crois voir s'étendre

Un coteau vert que le couchant jaunit,

Puis un château de brique à coins de pierre, Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs, €eint de grands parcs, avec une rivière Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs.

Puis une dame, à sa haute fenêtre, Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens. Que, dans une autre existence peut-être^ J'ai déjà vue — et dont je me souviens !

c On prononce Webre,

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